à la recherche du Petit Pois Perdu (entre autres!)

05 mars 2017

La PMA c'est quoi?

J’ai souvent entendu que :

« Ah ! T’es en PMA ! C’est une bonne chose, tu vas être bien suivie au moins ! »

« Ah ça y est, vous allez pouvoir faire un bébé ! »

« C’est cool, au moins ils (les gynécos) connaissent les difficultés que les couples traversent et font le nécessaire ! »

« Allez ! ça va pas être facile hein, mais faut ce qu’il faut ! »

 

J’ai remarqué aussi que le parcours PMA est carrément souvent méconnu et donc « idéalisé » (entre guillemets hein…).

Genre t’appelles, t’as un rendez-vous la semaine suivante, on te fait un petit topo de la situation (Bonjour ma ptite dame ! ça sera quoi pour vous ? Plutôt insémination ? Plutôt fécondation in vitro ?) devant un petit café et un gâteau au chocolat (ouais, moi j’aime le gâteau au chocolat, c’est comme ça !).

Puis on te prescrit des examens mais bon, là c’est pareil, les rendez-vous sont HYPER rapides, du coup, tu revois la gynéco 15 jours après, pile poil pour commencer le protocole et là, comme ta stimulation ovarienne s’est passée sans soucis, t’as droit à ta première insémination (je ne connais que le protocole « insémination », je prends donc les délais de celui-ci pour exemple) environ 1 mois 1/2 après le premier rendez-vous !

Et comme vouloir faire un bébé ça suffit (ou « c’est dans la tête » diront certains…), 15 jours après ton insémination tu fais pipi sur un bâton et, ô surprise, ô joie, ô bonheur ! C’est positif !

Alors… Comment dire ?... Je suis consciente que je vais chagriner, étonner, choquer certaines personnes mais : NON, un parcours PMA ce n’est pas cette parfaite petite histoire…

Ça ressemblerait plutôt à ça (je précise toujours que je parle de notre expérience)

  • Ça fait plusieurs années que tu es en couple et que vous essayez de vous reproduire mais, vous ne savez pas pourquoi, ce petit être ne semble pas avoir envie de pointer le bout de son nez. J’entends des petites voix murmurer « plusieurs années ? » dans l’assemblée… Oui, oui… Y a des justificatifs de domicile à fournir et une copie du pacs, histoire que tu te pointes pas avec le premier gars plutôt mignon (tant qu’à faire hein…) que t’as trouvé au coin de la rue, normal quoi...
  • Tu vois ton gynéco habituel qui, au choix, te fait faire des courbes de température pendant 3 mois ou t’envoie directement en PMA (le mien m’a fait faire les courbes ET a tenté 10 mois de stimulation simple avant de me dire qu’il ne pouvait rien pour moi et de me filer un courrier pour un centre PMA)
  • Tu te renseignes sur le centre le plus proche de chez toi et tu appelles pour prendre un rendez-vous : « Bien sûr madame, le premier rendez-vous disponible est dans 8 semaines, vous le prenez ? » « Allez, on prend ! ». En raccrochant tu te rends compte que 8 semaines… c’est long ! Et là, grande naïve, tu te dis que c’est pas grave, dans 8 semaines on saura où on en est vraiment et ce que le médecin va faire pour que notre vœu le plus cher se réalise au plus vite.
  • Jour J, tu es dans la salle d’attente d’un cabinet privé (j’ai oublié de préciser que les hôpitaux publics ne sont pas équipés pour tout ce qui est PMA « pure et dure »), c’est joli mais impersonnel. Après avoir vu la secrétaire, le médecin vient te chercher, t’emmène dans son bureau et « Bonjour madame, alors on va commencer par une prise de sang pour tous les deux, un spermogramme pour monsieur, des prélèvements et une hystérosalpingographie pour madame (vous ne vous inquiétez pas, certains examens ne sont pas remboursés) et on se revoit avec tous les résultats. Voilà, voilà, je vous laisse voir avec la secrétaire pour le règlement de la consultation, à bientôt ! ».Temps passé au centre (en incluant le temps passé avec le secrétaire et un portefeuille plus léger de 80€) : 15 minutes. Oui, je sais… Là vous vous dites « Mais comment ?! Où sont le café et les petits gâteaux ?! Où est le médecin attentionné qui accompagne sa patiente découvrant des termes qui, jusqu’à aujourd’hui, lui étaient parfaitement inconnus ? ». Réponse ? On le cherche toujours…                                                                                                                                                        Il faut dire que ça marche fort la PMA ces temps-ci… Les carnets de rendez-vous sont remplis, les patientes se succèdent… Il faut croire que ça ne laisse plus de place à l’empathie (ou en tout cas, vachement moins…).
  • Rentrée chez toi, tu décroches ton petit téléphone et essaie de prendre tes rendez-vous. Surprise, là encore… Les prises de sang, le spermogramme et les prélèvements ça va, c’est rapide… Mais l’hystéro… Comment dire ?... Ben c’est que ton souci d’infertilité, la p’tite dame qui donne les rendez-vous elle s’en soucie à peu près autant que de sa première petite culotte… Autant dire que tu peux faire ta malheureuse autant que tu veux « Mais, vous comprenez madame, ça fait 2 ans qu’on essaie d’avoir un bébé et on y arrive pas… *snif snif, entendez mon malheur…* », la réponse sera la même : « le premier rendez-vous dispo est dans un mois et demi madame ». Allez ! Prends donc 2 mois de plus dans les dents !
  • Vient donc le moment de la tant redoutée hystérosalpingographie (rien que le nom ressemble à une insulte…) et des autres examens… Oui, ça fait putain de mal cet examen mais, étrangement, ce n’est pas le souvenir le plus marquant que j’en garde… Ce que je me rappelle c’est que, ce jour-là, je me retrouvais encore avec un médecin que je ne connaissais pas entre les cuisses et j’ai vraiment pris conscience que mon corps n’était plus vraiment « mon » corps… Parce que, oui, entrer en PMA c’est ça aussi… C’est laisser entrer dans ta vie intime un tas de personnes (appartenant toutes au corps médical évidemment ^^)
  • Dès que tu as tes résultats, l’avantage c’est qu’on te file un rendez-vous assez rapide au centre PMA, donc tu revois la gynéco qui t’explique le protocole (insémination pour nous donc…). Avec beaucoup un peu de chance, tu connaîtras ta première insémination pour ce cycle et, peut-être même (soyons fous !) que ton pipi-sur-le-bâton te fera pleurer de joie cette fois… Mais sûrement peut-être qu’il en faudra une, deux, trois, quatre de plus pour que ça fonctionne… Peut-être aussi que ça ne fonctionnera pas… Tu vivras donc chaque  nouveau cycle comme une injustice, comme une gifle que cette chère Dame Nature t’envoie en plein visage tout en gardant le sourire parce que « quand même, y a plus grave que ça hein ! » (si, si, promis je l’ai entendu et je n’ai pas cédé à la pulsion meurtrière passagère…)

 

Un parcours PMA c’est un nombre élevé d’échos de contrôle, c’est des injections d’hormones tous les mois dans le ventre et leurs effets désastreux sur l’humeur et le poids.

Un parcours PMA c’est faire face, d’un côté, au manque d’empathie des médecins et, de l’autre, aux phrases toutes faites des personnes pas/peu informées sur ce qu’est la réalité de ce parcours.

Un parcours PMA c’est apprendre à se détacher de son corps, à oublier ce que signifie le mot « pudeur » tellement tu t’habitues à enlever ta culotte dès que tu passes la porte d’un cabinet médical.

 

Alors… NON, un parcours PMA ce n’est pas « cool », ce n’est pas « facile »…

Posté par ArkaKiJardine à 23:21 - Commentaires [2] - Permalien [#]

18 février 2017

On avance... Un peu...

Allez, on ne s’emballe pas mais il semblerait que les choses avancent un chouilla…

 

J’ai vu Madame la gentille gynéco mardi passé et elle a pu faire les derniers prélèvements-biopsies nécessaires.

D’ailleurs, si vous êtes avides de sensations fortes, je vous recommande vivement la biopsie de l’endomètre ! Je pense même que couplée à une bonne petite hystérosalpingographie des familles, on est au top du top de LA sensation forte ! (Testez, vous me direz… Ou pas…).

Après ce bon moment entre copines, nous en sommes à l’étape « 15 jours d’attente pour les résultats complets » : normal.

 

Nous avons eu une conversation assez sympa sur le fait que tous les autres résultats revenus pour l’instant (à savoir : cardio, endocrino et caryotype) sont on ne peut plus normaux.

Le médecin me disant que « c’est quand même une bonne chose, au moins au sait que ça ne coince pas à ce niveau-là » et moi, renchérissant sur un « effectivement, mais d’un autre côté on ne sait toujours pas d’où ça vient, donc toujours pas de réponse sur le pourquoi du comment ».

Le bilan est donc le suivant : Attente des derniers résultats et prise de décision.

Tout en sachant que notre seule option sera le cerclage isthmique (mais si vous savez… Faites un effort ^^), un repos obligatoire dès le début de la grossesse (hypothétique pour l’instant hein…) et un suivi de dingue.

Si vous avez des avis, je suis preneuse… Parce que là, j’avoue que je suis plus qu’indécise sur le fait de retenter notre chance…

 

Sinon, et ça c’est le côté plutôt « cool », j’ai vu la gentille psy (ouais, elle aussi elle est top, mais genre vraiment !) il y a 2 jours et… Un groupe de parole pour parents endeuillés est en train d’être mis sur pied à l’hôpital !

Pourquoi ça me fait « plaisir » ?

Simplement parce qu’on en avait parlé ensemble il y a 15 jours (oui… j’ai besoin de voir la psychologue tous les 15 jours messieurs, dames…) et que je lui avais expliqué que mettre ce genre de groupe sur pied et m’y impliquer me tenait à cœur, que ça n’existait pas sur notre commune et que si je ressentais le besoin de partager mon ressenti avec des personnes dans la même situation, je n’étais peut-être pas la seule.

Ben voilà ! C’est chose faite ! Un premier rendez-vous devrait avoir lieu début avril et, franchement, j’ai hâte… Même si je sais que ça ne sera certainement pas « facile ».

 

Si vous êtes attentifs, vous remarquerez que j’ai ajouté le lien d’un collectif (BAMP) qui se bat depuis plusieurs années maintenant pour que les choses s’améliorent, avancent, dans le domaine de la PMA mais aussi pour tout ce qui concerne l’information sur les perturbateurs endocriniens par exemple… Je ne vous explique pas en détails, le site le fera bien mieux que moi !
Allez y jeter un œil, que vous soyez ou pas à bord du merveilleux paquebot « PMA », les sujets abordés nous concernent tous.

 

Bonne lecture!

Posté par ArkaKiJardine à 13:39 - Commentaires [2] - Permalien [#]
03 février 2017

L'insupportable nana assise au fond...

On a tous, dans notre cercle familial ou amical, LE mec ou LA nana chiant(e) au possible…

Allez, vous pouvez avouer, ça fait 3 ans qu’on se croise par ici, je ne vous en tiendrai pas rigueur !

Vous savez… Ces gens qu’on salue mais avec qui on ne veut pas se lancer dans une discussion trop profonde parce qu’à un moment, c’est sûr, on va avoir une furieuse envie de leur faire avaler leurs dents dire qu’on n’est pas d’accord et que ça va être mal pris…

Exemple ?

La vieille tata Gertrude, vieille célibataire aigrie qui sait mieux que tout le monde (et surtout que vous hein…) comment élever et faire des enfants : « Arrête d’y penser, ça viendra tout seul » (genre j’vais croiser un de mes ovules fécondé en allant récupérer mon courrier le matin…),

Le bon tonton Robert qui ronchonne parce que, de son temps, « ça se passait pas comme ça » et que de nos jours tout va à vau-l’eau (l’économie, les migrants, le boulot,… C’est un mec vachement ouvert d’esprit tonton…),

La copine qui a tout vécu, tout vu,

Et puis y a aussi la cousine, assise, là, au fond, celle à qui plus personne n’ose aller causer parce que, depuis un moment, elle a changé, elle est devenue « bizarre », blasée, elle est carrément moins avenante,…

 

Je me suis toujours promise de ne jamais devenir une de ces personnes… Ou en tout cas, de ne pas atteindre ce niveau là… Et jusque-là, je pense que je m’en tirais pas trop mal (des fleurs, plus de fleurs, hum…)…

Sauf que depuis quelque temps, j’ai de plus en plus l’impression que je deviens la « cousine du fond » et ça ne me plaît pas.

Je n’arrive plus à me réjouir du bonheur des autres (ah, tiens, c’est aussi moche à penser qu’à écrire…), toute embourbée que je suis dans ma mélasse personnelle.

Et en écrivant ces mots, je me rends compte qu’en fait c’est faux, j’arrive à sincèrement me réjouir du bonheur des autres… Tant qu’il ne s’agit pas de grossesse…

Des amis nous ont annoncé leur mariage en 2018 et je suis sincèrement heureuse pour eux !

Un ami a dégoté un cdi en ce début d’année et ça me fait sincèrement plaisir pour lui !

Par contre une annonce de grossesse sur un réseau social et là, c’est le blocage… J’y arrive plus… Pourtant, bien évidemment que je suis heureuse pour eux… C’est juste que… Je ne sais pas… Je n’arrive plus à l’exprimer… Et ça ne me plaît pas.

 

D’un autre côté (ambivalence quand tu nous tiens…), ma Mme Hyde se débat régulièrement dans mon moi intérieur en criant « Mais OH ! Depuis deux ans t’entends que les gens sont pas venus te parler parce qu’ils ne savent pas quoi dire, parce qu’ils ne sont pas à l’aise, alors pourquoi TOI tu n’aurais pas le droit de faire pareil ? ».

Alors, je me dis qu’elle ne raconte pas que des bêtises et que de temps en temps je devrais l’écouter un peu…

 

C’est vrai… Je suis mal à l’aise avec tout ce qui se rapporte de près (et d’un peu moins près d’ailleurs…) à la grossesse et je pense que j’en ai le droit…

Je n’ai plus envie de m’exprimer, ni de m’extasier sur les statuts annonçant ces bonnes nouvelles et je ne m’en excuserai pas, même si c’est mon premier réflexe.

Cependant, le malaise que je ressens ne m’empêche pas d’être vraiment contente pour toutes ces personnes qui connaissent la joie d’une (nouvelle) grossesse…

 

J’espère juste ne pas devenir la « vieille tata Gertrude »…

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30 janvier 2017

Une nouvelle année...

Plus d’un mois et demi sans écrire par ici… La faute aux « fêtes » (et aussi un peu aux microbes, j’avoue).

Alors, plein de jolies choses pour 2017 à vous, qui prenez un peu de votre temps pour venir me lire !

Je vous aurais bien souhaité uniquement des trucs sympas : moins de cons, un peu plus d’écoute et de tolérance mais bon… Vu qu’un Monsieur qui a trop forcé sur les UV a convaincu une pléiade d’américains de lui filer la fonction de Président et qu’un autre Monsieur qui veut revenir sur le droit au mariage pour tous (entre autres…) se présente à la présidence française… On est plutôt mal embarqués…

Bientôt un mois que cette nouvelle année a commencé donc et, pour le moment, elle semble suivre la lignée des deux précédentes, à savoir, pour celles (et ceux) qui auraient un doute : Pourrave.

Aux rendez-vous reportés, aux médecins que tu déranges quand tu te pointes à ton rendez-vous et ceux qui « oublient » de te faire parvenir les résultats d’examens viennent s’ajouter les pneus crevés, les plaquettes et les disques de freins à changer ou, encore, le robinet extérieur qui se met à fuir, on sait pas pourquoi…

Non, vraiment, j’en ai pas l’air mais je suis enchantée de cette année qui commence sous de si bons auspices…

 

Bon, je n’ai pas revu ma gynéco depuis début décembre mais, à force d’insister (veuillez comprendre par-là : « une volée d’appels téléphoniques et un paquet de visites au secrétariat plus tard »), j’ai quand même réussi à apprendre que les résultats des caryotypes sont revenus on ne peut plus normaux.

On va dire que c’est une bonne nouvelle vu que rien ne cloche dans nos braves petites chaînes d’ADN et ne nous empêche donc de nous reproduire joyeusement.

Ouais… Alors… Oui, oui, oui… Sauf que, comment dire ?

  1. J’ovule quand même pas (et mine de rien… ça aide vachement un petit ovule par ci, par là !)  
  2. Quand la science parvient à faire pousser une petite graine dans mon moi intérieur (merci les cathéters, les microscopes et le canapé du centre PMA) c’est le même moi intérieur qui déconne et fait naître mes petits bébés beaucoup trop tôt.

 

Du coup, vu qu’apparemment « tout » va bien et que les médecins ne trouvent pas de causes particulières à ces « soucis » (le cardiologue dirait « histoires » lui, il est pas vachement psychologue comme mec mais bon, c’est pas son boulot après tout hein…), ben on sent bien bien arriver le « Madame, Monsieur, c’est la faute à pas de chance, la seule solution c’est le cerclage isthmique ».

Et comme j’suis sympa comme fille, je vous file même l’explication dudit « Cerclage isthmique » :

 

« Le cerclage isthmique (ou cervico-isthmique)

Cette intervention consiste à effectuer un cerclage par faufilage en utilisant :

            - soit un fil non résorbable épais (n°5) ;

            - soit une bandelette de matériel non résorbable (de polypropylène)

Le faufilage se fait au niveau de l'isthme utérin (en passant le fil ou la bandelette latéralement dans l'espace qui sépare l'isthme utérin de la boucle de l'artère utérine) ; donc le fil ou la bandelette de cerclage restent enfuit dans l'espace supravaginale ; la patiente garde ces prothèses à vie, mais certains auteurs proposent de les enlever après la fin de la dernière grossesse souhaitée pour éviter les problèmes de la réaction physiologique de l'organisme à un corps étranger.

L'intervention est réalisée avant la grossesse, par voie vaginale (transvaginale) ou par voie abdominale (transabdominale par laparotomie ou par cœlioscopie).

L'accouchement se fait par césarienne car l'accouchement par voie naturelle est impossible sauf pour certains auteurs qui préconisent de retirer le matériel utilisé pour réaliser le cerclage dès la fin de 8e mois de chaque grossesse pour permettre cet accouchement par voie naturelle.

 Le cerclage isthmique est indiqué dans :

les béances cervico-isthmiques sévères avec l'échec du cerclage classique du col utérin ;

il est aussi pratiqué chez les femmes jeunes désirant des grossesses et ayant subi :

                - une large conisation du col utérin ;

                - une amputation du col utérin ;

                - une trachélectomie élargie (ablation élargie du col utérin dans sa portion intra-vaginale et supra-vaginale) dans le cadre du traitement de certaines formes précoces du cancer du col utérin.

Dans ces cas, certains auteurs préconisent de réaliser le cerclage isthmique au cours de ces interventions, ce qui permet d'économiser une nouvelle intervention chirurgicale pour réaliser le cerclage isthmique proprement dit. »

 

J’attends l’appel de la gynéco pour tirer tout ça au clair… Mais quoi qu’il en soit, on aura une décision à prendre…

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13 décembre 2016

Point du jour...

Pour ce billet, faisons un tour rapide de ma situation à ce jour (qui, avouons-le, n’est pas folichonne hein…) :

-          38 ans

-          Plus de boulot

-          2 bébés mort-nés

-          Des examens et bilans en tout genre en cours

-          Aucune piste sur le « Pourquoi ? » du « Comment ? »

-          Aucune certitude quant à nos chances de pouvoir tenir un(e) mini-nous en vie dans nos bras un jour

Notez que, quand j’écris « aucune piste sur le pourquoi du comment », ce n’est pas tout à fait vrai…

L’analyse du placenta a montré une chorioamniotite (en gros : une foutue infection) qui a plus que probablement précipité la détérioration de la situation MAIS qui reste une « cause secondaire ».

Apparemment, la majorité des femmes vivent des grossesses tout à fait normales malgré le nombre incroyable de germes et de bactéries qui prolifèrent et barbotent tranquillement dans le fin fond de leur vagin (ouais, la majorité…). 

Re-apparemment, je ne fais pas partie de cette majorité.

Non, définitivement pas…

Quand on sait que 15 à 25 % des grossesses « finissent » par une fausse-couche, que moins de 5 % des femmes expérimenteront deux fausses couches consécutives et moins de 1 %, trois ou plus…

Vous le voyez mon taux de chance incroyablement élevé là ? 5% bordel !

 

Nous voilà donc partis, Chéri et moi, pour une série d’examens divers et variés qui permettront, peut-être, de savoir enfin ce qui se passe…

-          Caryotype pour tous les deux (en gros, nos ADN vont être étudiés, testés, disséqués, démembrés, éclatés afin de voir si tout est « normal »)

-          Bilan endocrino (record à battre : une journée d’hospitalisation il y a 3 semaines, 45 minutes d’attente au labo ce matin, 10 minutes de prélèvement pour 19 tubes de sang et 130€ de facture)

-          Bilan cardio

-          Biopsie de l’endomètre

-          Echo 3D et, selon résultat : hystérosalpingographie

Après tout ça, peut-être qu’on aura des infos, peut-être…

 

Sinon, je suis en congé maternité… Oui, oui…

D’un côté ça veut dire que Zoé est reconnue, qu’elle a existé pour eux (la sécurité sociale) et cette reconnaissance, si futile qu’elle puisse sembler, fait du « bien »…

D’un autre, je trouve ça tellement… Tellement quoi ? Nul ? Triste ? D’appeler ça « congé maternité » (dans mon cas de figure bien sûr…) alors que mon bébé n’est pas dans mes bras…

 

Puis j’en profite aussi pour bosser sur mon self control !

Entre :

-          Ma carte vitale qui n’est toujours pas mise à jour (demandée une fois par courrier 10 jours après l’accouchement et effectuée 2x par la pharmacie…) et qui me vaut des « quelle est la date de début de grossesse Madame ? »,

-          La petite dame à la caisse de ce magasin dont le nom commence par « Ki » et se termine par « abi »… (Je ne citerai pas de nom ^^) qui me demande si « bébé a eu 1 an ? » pour pouvoir clôturer la carte « maternité et naissance » et à qui j’explique que « non, malheureusement, bébé n’a pas 1an parce que j’ai accouché trop prématurément et qu’il n’a pas survécu »,

-          Les mails en tout genre qui me félicitent de ma grossesse et m’expliquent comment me préparer à l’arrivée de bébé (si seulement…),

-          Les futures mamans Kinder (à qui je souhaite plein de belles choses hein, ne nous méprenons pas…) avec lesquelles je partage la salle d’attente quand j’ai rendez-vous avec la psy et elles avec la sage-femme,

-          Les sages-femmes qui A CHAQUE FOIS me demandent si je viens les voir (sans déconner ? Je suis si énorme que j’ai encore l’air enceinte ?!)

 

Si à tout ça on ajoute les fêtes de fin d’année qui arrivent et qui n’auront rien de joyeux (même si, promis, je ferai de mon mieux pour passer de bons moments, en bonne compagnie)…

Ben, je dirais qu’on est au top ! (Oh allez… Un chouilla d’ironie ça fait pas de mal de temps en temps…)

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14 novembre 2016

Le courage...

Ça fait six semaines maintenant que je réentends beaucoup de personnes me dire que je suis courageuse… et ça fait six semaines que je ne sais pas comment répondre…

 

Alors je dis simplement que : « non, je ne suis pas courageuse, je me contente « juste » de garder ma place dans le train qui continue sa route… »

De toute façon, quelles sont mes options ?

 

M’isoler ?,

Passer mes journées sous la couette à pleurer mes enfants qui ne grandiront jamais ?,

Hurler ma colère envers la Nature qui ne nous fait jamais de cadeaux, envers mon corps qui a rejeté mes bébés ?

 

Oui, je pourrais, et, souvent, j’ai envie de le faire mais pour quel résultat ?

Devenir complètement dingue, bourrée de médicaments et ne jamais sortir de cette boucle ?

C’est vrai, parfois c’est tentant de tout lâcher et de m’enfermer dans ce chagrin, de tout laisser partir en cacahuète et « advienne que pourra »…

Oui… Mais non en fait…

D’abord parce que mes bébés méritent mieux que cette version de moi, parce qu’eux se sont battus du mieux qu’ils pouvaient, autant qu’ils ont pu et que je leur dois d’en faire au moins autant.

Ensuite… En fait je ne sais pas… Juste parce que « c’est comme ça » je crois…

Parce que, malgré tout (le chagrin, l’incompréhension, la colère, le ras le bol,…), il faut continuer à avancer…

Parce que partout autour de moi, de nous, la vie continue et que s’en exclure ne rendrait pas la douleur moins vive…

 

En gros, c’est un peu « marche ou crève » et la route est encore longue, même si on a pas fini d’en baver…

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20 octobre 2016

Elle s'appelle Zoé...

Oui, elle s’appelle Zoé…

Elle est mon second enfant, ma petite princesse partie trop tôt, ma deuxième jolie étoile qui brille très fort…

Elle est ma petite championne, ce petit bout de bonheur qui s’est battu très fort pour rester avec nous alors que mon corps l’a rejetée…

Mais, à 22 semaines, elle était trop petite pour ce monde, trop fragile…

Alors, 15 minutes après son arrivée, elle s’est endormie…

 

Le 07 octobre 2016, ma petite princesse courageuse a enfilé ses petites ailes et a rejoint son grand frère, là, dans les étoiles… 

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06 septembre 2016

Un debriefing d'après vacances?

Oui, ça fait 2 mois que je n’ai pas repris le clavier pour écrire par ici, je sais !

Mais cet été (comme chaque été en fait ^^) j’ai une excuse : Les vacances !!!

Un été chaud et agrémenté de visiteurs : les Habitués, les nouveaux, les surprises, mais quoi qu’il en soit, on a passé de (très) bons moments ! Merci la famille et les coupains !

 

Puis, septembre est arrivé (nos derniers petits visiteurs belges aussi ^^) et la rentrée avec lui…

Enfin la rentrée… Pour les travailleurs, les écoliers et les étudiants… Parce que de mon côté c’est « vacances » prolongées…

Depuis début août Madame la gynéco a décidé que c’était repos et donc, arrêt de travail…

Du coup, je n’ai pas repris au lycée…

 

A 17 semaines d’aménorrhée je n’ose pas vous dire que « tout va bien » et pourtant…

Il apparaît que, pour le moment, ce petit flageolet pousse bien.

 

Bon, une écho de contrôle du col tous les 15 jours, un suivi conjoint gynéco (adorable !!) et sage-femme (en or !), mais aussi, en prime, un suivi en grossesse pathologique parce que, parce que, parce queeeee ??… Eh ben parce que cette fois je fais du diabète gestationnel ! Tout ça couplé à une tendance à l’hypertension… On est bien !

Niveau suivi, moi qui voulais être vue régulièrement, c’est parfait !

 

J’ai malgré tout réussi à rendre une petite visite aux urgences samedi après-midi… Une violente migraine (que je pensais due à un gros rhume) et des grosses douleurs dans le bas du ventre à force de me moucher et d’éternuer…

Après une sieste de 2h et aucune amélioration, on a pris la route de notre hôpital favori (AHEUUUUM !!) et on a patiemment attendu notre tour qui, j’avoue, n’a pas trop tardé…       En fait dès que j’ai prononcé les mots « magiques » : grossesse à risque ET pathologique +fausse couche tardive l’année passée… BIM ! On nous a directement envoyés en gynéco voir une sage-femme et l’interne de garde.

Après un cycle de tension « presque » normal, un examen rassurant et une écho du col tout aussi satisfaisante (col à 39,6mm et bien fermé, c’est pas un peu la classe ça ?!), Madame l’interne nous dit que tout va bien mais que par contre il faut que je consulte impérativement mon médecin traitant dès lundi parce que j’ai autre chose qu’un rhume… Ok, je prends rendez-vous lundi matin (enfin… si mes narines sont toujours opérationnelles d’ici là et ne décident pas de me priver d’oxygène !).

Verdict ? Une jolie sinusite et une habituelle otite, on ne change pas une équipe qui gagne !

 

Sur ce, je vais prendre mes antibiotiques, me passer un coup de sérum phy dans la tuyauterie nasale tout en m’occupant un peu de nos dernières invitées de la saison (oui, je sais, vous jalousez ma vie si trépidante, avouez !) et je redonne des nouvelles avant les deux prochains mois !

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04 juillet 2016

Pas à pas...

8 semaines + 3 jours.

C’est pas grand-chose, et pourtant tellement à la fois…

8 semaines et déjà 2 visites aux urgences à cause de douleurs et de pertes « étranges ».

Non, cette fois je ne laisserai rien passer et si je dois aller rendre visite aux urgentistes tous les 15 jours… Soit !

 

Jeudi soir nous avions notre premier rendez-vous avec notre petite graine…

Bon, ok, on avait un peu triché vu qu’aux urgences l’écho avait pu écarter la grossesse extra utérine et que l’activité cardiaque était détectée… Mais quand même !

Alors, on s’est fait beaux (enfin on a fait ce qu’on a pu…) et en route pour la rencontre !

 

Verdict ?

Petite graine de 15,7mm et activité cardiaque au top !

Il y a aussi un petit défaut d’accolement de 4mm mais d’après la gynéco, « rien de pathologique, ne vous inquiétez pas » (oui, Docteur Barbie a beaucoup, beaucoup d’humour…).

Du coup, j’ai commencé l’Aspégic nourrisson (histoire de liquéfier un peu ce vilain sang qui fait des caillots…).

On garde aussi le cerclage à la fin du 3e mois par mesure de sécurité, histoire d’éviter que le col ne me lâche en cours de route…

Prochain rendez-vous début août pour l’écho du premier trimestre.

 

Et là… On essaie de profiter… Oui, on « essaie »…

Je n’ose pas me réjouir, je n’ose pas « imaginer »…

Donc, pas à pas… On avance…

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12 juin 2016

Un an...

Aujourd’hui est (encore) un jour particulier…

Il y a un an, à 4h30, j’accouchais.

Il y a un an, à cette heure-ci, je me préparais à quitter une chambre d’hôpital, le cœur en morceaux et le ventre et les bras vides de mon enfant.

Il y a un an, je tenais dans mes bras mon petit bonhomme de 28 centimètres et 353 grammes, mon petit champion costaud et courageux, mais pas suffisamment prêt à affronter le monde.

Il y a un an, son papa et moi devions répondre aux médecins qui nous demandaient si nous souhaitions une autopsie.  

 

Pendant cette année ça n’a pas été facile tous les jours.

J’ai changé, appris, fait sortir certaines personnes de ma vie et (re) donné une place à d’autres.

J’ai été triste, en colère, déçue, désespérée…

Mais j’ai aussi réappris à sourire, à profiter des bons moments quand ils se présentent.

 

Je n’oublie pas, je ne souffre pas moins, non.

Je pense tous les jours à Léo, au petit garçon qu’il devrait être en train de devenir.

Je revis cette nuit du 12 juin 2015 chaque nuit, à 4h30.

Je n’oublie pas, je ne souffre pas moins…

Mais j’apprends jour après jour à reconstruire une vie sans ce joli petit bout de moi.

 

J’ai pensé plusieurs fois tout laisser tomber : les visites chez le médecin, les échos, les injections, les prises de sang.

A chaque échec, on s’est relevés, ensemble…

Parce que l’amour que l’on se porte Lui et moi a été infaillible, parce que même si on ne réagit pas toujours de la même manière, même si on ne s’est pas toujours compris au cours de cette année…

Parce que, quoi qu’il arrive, c’est Lui et moi, Ensemble.

 

Alors, pour cette raison et aussi pour Léo, qui mérite des parents au moins aussi courageux que lui, on a tenu bon, on a rien lâché.

 

Et il y a 12 jours, le test urinaire affichait « enceinte 1 – 2 » et la prise de sang confirmait, par un timide « 35 », qu’une nouvelle petite graine germait en moi.

De 35 on est passé à 121 trois jours plus tard et à 328 deux jours après…

Un taux qui grimpe donc correctement mais pas d’emportement : Une nouvelle prise de sang demain matin et une écho le 30 juin pour confirmer la présence de ce petit bonheur.

 

Alors depuis 12 jours j’oscille… Entre éclater de joie et garder une certaine mesure, entre me projeter et vivre cette nouvelle grossesse un jour après l’autre…

 

 

Je terminerai ce billet en vous demandant de ne pas « divulguer »  ce joli secret autour de vous (réseaux sociaux également).

Gardons-le entre nous un moment…

Merci…

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