à la recherche du Petit Pois Perdu (entre autres!)

12 juin 2017

Les années se suivent et se ressemblent...

Voilà 2 années maintenant que j’ai fait naître ma première petite étoile…

Deux ans… C’est si loin et si proche à la fois…

Les premiers temps, j’avais peur de l’oublier, la culpabilité m’a empêchée de « vivre » pendant un long moment et j’avais l’impression qu’avancer serait le trahir.

Et puis, petit à petit, presque malgré moi, j’ai relevé la tête, redressé les épaules et… j’ai avancé.

Souvent un pas était suivi de deux en arrière mais la machine était lancée, j’ai avancé.

 

J’ai avancé, j’avance toujours d’ailleurs (enfin j’essaie), et je ne l’oublie pas…

Oh, bien sûr, il y a toujours cette douleur, vive, juste là, à l’endroit où mon cœur a perdu un petit morceau de lui-même.

Une douleur qui se met en veille, parfois, mais qui n’a pas besoin de grand-chose pour repointer le bout de son nez.

Alors, dans ces cas-là, j’essaie de me raccrocher aux belles choses, aux jolies nouvelles que j’apprends et ça aide… Le bonheur, même si c’est celui des autres, ne peut que faire du bien, non ?

J’essaie aussi, d’une manière beaucoup moins rationnelle, de me dire que Léo et Zoé méritent une maman qui déchire et qui ne lâche rien… Donc, pour eux… Je fais de mon mieux.

 

Léo n’est pas le bébé qui m’a appris ce que signifiait « se sentir mère » (la toute petite étoile qui l’a précédé s’en est chargée et, même si je n’en parle pas souvent, je ne l’oublie pas non plus) mais il est celui qui m’a fait découvrir que tenir son enfant dans ses bras est un sentiment magique, le genre de sentiment qui provoque une explosion d’amour dans un corps d’1m67.

Il n’a pas la chance de pouvoir grandir, de découvrir la vie mais il est toujours là, bien au chaud, et n’est pas prêt de s’en aller…

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07 juin 2017

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Hier j’ai participé à la première session du groupe de parole pour parents endeuillés que la psy a organisé…

J’attendais ce groupe autant que je l’appréhendais : rencontrer des parents qui vivent la même situation douloureuse et échanger avec eux au sujet de nos bébés, partager nos ressentis…

Mais que se passerait-il si aucun de nous n’arrivait à se « lancer » ? Si, par habitude, personne « n’osait » prononcer les mots qui font tellement mal ?

 

Une des mamans qui souhaitait participer n’avait pas de moyen de locomotion et l’hôpital n’étant pas vraiment à côté de la gare, j’ai proposé de l’emmener.

Le train ayant du retard, c’est donc avec 5 minutes de retard que nous sommes arrivées, telles des stars ma passagère et moi, à notre première session de papotage.

 

Pas un mot échangé lors du trajet jusqu’à notre petite salle… Je pense que les mêmes questions tournent dans nos têtes et que nous nous demandons toutes comment ça va se passer.

 

Nous sommes 7 à nous installer autour des tables disposées dans la salle de réunion :

-          La psychologue

-          La cadre sage-femme

-          5 mamans

 

Après nous avoir énoncé les règles de fonctionnement du groupe (respect de l’autre, du temps de parole,…) c’était l’heure du tant redouté tour de table : chacune d’entre nous a donc pu se présenter et brièvement expliquer son « histoire ».

 

Je ne vous expliquerai pas les larmes qui montent aux yeux, les mouchoirs échangés, les regards bienveillants et pourtant ils étaient tous au rendez-vous…

 

C’est fou à quel point ces mamans m’ont touchée…

Les écouter mettre des mots, d’un côté sur :

Leur douleur toujours si présente, le manque de ce(s) enfant(s) qu’elles ne verront pas grandir, entendre à quel point c’est difficile parfois avec les proches ou même les « gens » en général…

Et de l’autre : cette capacité à prendre sur soi, de vouloir avancer malgré la souffrance et d’essayer de toujours croire que les « gens » ne sont pas méchants mais juste maladroits…

 

Mais vous savez ce qui m’a touchée le plus ?

C’est l’amour… L’amour sans faille porté à nos tout petits…

A quel point cet amour nous porte et nous donne la force de continuer à sourire, à espérer ou juste, à essayer d’avancer du mieux qu’on peut.

Alors oui, j’en entends déjà certains dire « Ah la la, mais qu’est-ce qu’elle est cliché quand même ! ».

Mais je vous promets que, vraiment, si je devais ressortir quelque chose de ce premier échange, c’est vraiment ça que je garderais parce que ça fait chaud au cœur…

 

Nous nous sommes quittées une grosse heure et demie plus tard après quelques minutes de papote supplémentaires à la sortie, simplement entre nous.

 

Prochain rendez-vous en juillet normalement…

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31 mai 2017

Des nouvelles? Quelles nouvelles?

Oui, oui, ça fait 15 jours que je n’ai pas écrit… En même, faut quand même avouer que j’ai fait bien pire hein !

Puis bon, là il a fait beau, j’ai fait de la pâtisserie…

Comment ? Pardon ? On me glisse dans l’oreillette que ce n’est pas une excuse valable… Bon… Ok… Tant pis…

 

En même temps, rien de bien neuf ces dernières semaines, jugez-en par vous-même :

-          J’ai fait du pain et de la brioche avec mon nouveau robot (mais non, on s’en fout pas, j’vous jure…)

-          Je suis, après 50 jours de cycle (ouiiiiii, cinquante), toujours en attente des moches qui, évidemment, se font désirer quand on a besoin d’elles…

-          J’ai fait une tarte aux fraises qui était délicieuse mais complètement déstructurée après service… (Non, on s’en fout toujours pas ! ça détend ! Et au goût c’est carrément meilleur qu’un hand spinner, enfin, j’espère !)

-          J’ai été au cabinet PMA pour recevoir une prescription du petit médicament magique (ou pas…) qui déclenche lesdites « moches ».

-          Je suis sortie de là avec une ordo pour un taux Bhcg… Ben oui, on sait jamais hein… Sauf que :

-          Depuis l’opération et l’hématome c’était interdiction de câlins… (rappelez-vous : ma vie, le gag, tout ça…)

-          Etrangement les résultats étaient négatifs (moi pas comprendre pourquoi…)

-          La secrétaire du centre PMA m’a lâché un mignon « Ah, et moi j’suis obligée de vous croire ?! » quand je l’ai appelée pour lui annoncer la super nouvelle.

-          Je ne l’ai pas insultée (je suis patience et zenitude, toujours…)

-          J’ai refait des petits pains, ils étaient super bons !

-          Ce matin, dans la boîte aux lettres, m’attendait la jolie petite prescription gentiment demandée…

 

Voilààààààà…

Sinon vous, ça va ?

 

Des bisous !

Posté par ArkaKiJardine à 22:07 - Commentaires [2] - Permalien [#]
13 mai 2017

Ma vie est un gag!

Ok, je vous le dis depuis longtemps mais là c’est confirmé : ma vie est un gag !

Enfin, un « gag »… Pas toujours super drôle, je vous l’accorde, mais, souvent, je me dis qu’il vaut mieux en sourire sinon c’est pétage de plombs assuré !

 

Alors, je vous entends, là-bas, au loin, vous dire « mais pourquoi sa vie serait-elle un gag ? »

Bougez pas, je m’explique !

Vous suivez nos diverses péripéties PMA depuis un moment maintenant (plus de 3 ans en fait…), je ne vous réexpliquerai donc pas tout le déroulement ni les petits contretemps subis.

Vous connaissez aussi Léo et Zoé, je ne reviendrai pas non plus sur leur arrivée et le chagrin qui fait partie intégrante de ma vie depuis ces jours, même si j’ai encore mille et mille choses à dire…

Dans le dernier billet, je vous racontais la super journée à l’hôpital pour la pose du cerclage de Benson : attente, attente, attente, un peu de bidouillage dans mon moi intérieur, le tout saupoudré d’un petit malaise vagal bien sympa et le retour à la maison, une nuit d’hôpital plus tard.

 

Tout devait rentrer dans l’ordre quelques jours plus tard, gentiment, tranquillement…

Ouaip, ça c’est quand tout se passe « normalement » !

 

Après le week-end, passé dans le canapé en position couchée, la seule que je supportais plus ou moins, je devais reprendre le travail lundi…

Sauf que lundi matin, au réveil, j’étais totalement HS : des nausées, de grosses douleurs dans le ventre, impossible de rester debout ou même assise…

Le médecin m’avait fait un arrêt d’une semaine… Je décide donc de me poser avec mes anti douleurs et dès que ça ira mieux, je reprends…

J’appelle l’hôpital mardi en expliquant mon cas et l’infirmière me répond « c’est normal, si vous avez toujours mal d’ici 48h rappelez »…

Sauf qu’une semaine après l’opération, aucune amélioration n’avait pointé le bout de son nez…

Devant l’insistance et l’inquiétude de Monsieur mon Chéri, je rappelle donc le service gynéco vendredi en matinée et on me dit de passer voir le gynéco de garde en fin de journée.

 

Nous voilà donc, tous les deux, en salle d’attente, à attendre que le médecin arrive…

Vous connaissez, j’imagine, le confort des chaises de salle d’attente… Je vous laisse donc le soin de m’imaginer, à moitié couchée sur une desdites chaises, pendant 25 minutes…

Finalement, Chéri, agacé, a fini par aller demander si on pouvait me mettre dans une salle d’examen en attendant le médecin…

C’est après vingt minutes de plus passées à jouer avec ce que Môssieur a trouvé dans la salle (lampe, paravent, repose-pieds…enfin bref : tout et n’importe quoi) que le médecin est arrivé.

 

Et, attention, c’est là que le gag commence !

Douleur à l’examen et, à l’écho (endo vaginale, sinon ce n’est pas drôle !) : Ô surprise !!

Une espèce de grosse tache noire apparaît…

« Ah ben vous avez bien fait de venir ! Y a un gros hématome qui s’est développé derrière l’utérus »

« Oh ? Mais gros genre… Gros gros ? C’est dû à quoi ? Qu’est-ce que ça implique ? »

« Mmmmhhh… Là il fait 7cm par 6, c’est un peu comme si vous aviez une espèce de gros cookie derrière l’utérus, c’est pour ça que vous avez très mal. Je vais vous donner des anti douleurs plus efficaces et vous redonner un rendez-vous d’ici 15 jours, par contre, s’il ne se résorbe pas de lui-même, il faudra ré intervenir pour l’aspirer »

A ce moment précis j’ai eu envie de hurler très très fort un truc pas très très sympa à Dame Nature mais bon, paraît que ça se fait pas en public alors j’ai souri, remercié le médecin et on est rentré…

Pendant la nuit, un poil shootée grâce au médicament (que je ne nommerai pas mais dont le nom commence par « Tra » et se termine par « madol »…), je me lève pour un habituel pipi nocturne (ça fait 3 ans que je partage avec vous ce qu’il se passe à l’intérieur de mon vagin, z’allez pas faire les chochottes quand je vous parle de pipi hein !) et je m’aperçois que je perds du sang, ce que je mets sur le compte de l’examen…

Sauf que les pertes ont continué tout le week-end et que J19, c’est un peu tôt pour commencer un nouveau cycle… ça ne pouvait donc pas être mes règles…

 

Retour aux urgences lundi, et comme d’habitude, on m’envoie directement en gynéco.

Je ne peux m’empêcher de sourire en me rendant compte que je reconnais la voix de la personne qui répond à l’interphone du service (oui, lundi c’était férié… et quand le service gynéco est fermé, faut passer directement par où ?? Par les salles de naissaaaaaaaaance!!).

Après quelques minutes, une sage-femme vient vers nous et je la reconnais de suite, je l’ai vue plusieurs fois lors de mon hospitalisation, c’est elle qui nous a amené Zoé et qui s’est occupée de moi… Un sourire, une hésitation et puis elle me prend dans ses bras et me fait la bise avec un « Oh, hein, je peux bien ! ».

Petite prise de sang, quelques minutes d’attente et ensuite, on voit la gynéco de garde avec son collègue (nan mais allez-y, invitez le service, plus on est de fous !…) qui m’examine tout pareil que la veille et m’annonce que « bon… je pense qu’on ne va pas avoir vraiment le choix, il est plus sage d’intervenir et de l’enlever ».

Je grimace… Elle comprend que je n’ai pas envie de repasser par la case hospitalisation et me propose d’agir en fonction des résultats de la prise de sang : si c’est bon, pas de soucis, mise sous antibiotiques et rendez-vous 15 jours plus tard. Par contre, si c’est pas bon et qu’il y a des signes d’infection c’est hospitalisation de suite et on m’enlève ce foutu cookie !

Finalement, prise de sang au top, du coup je passe à travers les mailles du filet pour l’intervention, soulagement !

Retour maison avec le traitement antibio et continuation des anti douleurs…

 

Hier on a revu la gynéco (la mienne cette fois) et, bonne nouvelle, l’hématome ne s’est pas totalement résorbé mais il est tout petit (2,5cm) et devrait continuer à se résorber tout seul, comme un grand…

 

On laisse donc les choses se faire… ça nous permettra de faire nos dernières prises de sang pour reprendre le protocole PMA au prochain cycle… 8 mois après la naissance de Zoé…

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25 avril 2017

News du front!!

Bon… Après un mois de mars plus fatiguant que je ne l’aurais cru et un avril plein de rendez-vous à organiser : Il est temps de faire un point !

 

-          Confirmation par ma gentille gynéco de l’hôpital que tous nos résultats sont normaux. Rendez-vous à prévoir pour le cerclage isthmique (ou de « Benson »).

-          Rendez-vous PMA où j’apprends que « ok, vous avez 38 ans mais ce n’est pas une raison suffisante pour faire endurer un protocole FIV à votre corps ». On repartira donc sur le désormais bien connu protocole IA, tout en se disant qu’on se laisse 3 essais et que si aucun petit pois ne s’installe, on passera en FIV.

Sortie du rendez-vous avec les prises de sang habituelles à faire pour tous les deux et protocole qui peut commencer dès le prochain cycle.

-          Rendez-vous gyneco (oui, encore un autre…) qui nous confirme que le cerclage définitif est la seule solution qu’on peut tenter et nous annonce que l’intervention peut avoir lieu le vendredi suivant ! Allez ! On est des fous ! On y va !

-          Rendez-vous anesthésiste qui ne répondra qu’à une seule de mes questions (ouais, le reste « z’aurez qu’à demander à votre chirurgien ») : « Mais oui on fera une anesthésie générale ! »… Ouf ! J’ai un TRES mauvais souvenir de la dernière rachi et pas envie de recommencer.

 

Vendredi 21 avril, je me retrouve donc dans ma chambre dès 8h du mat, en tenue à petits carreaux bleu ultra glam (mais si, vous savez, la jolie blouse d’opéré !) à attendre qu’on vienne me chercher…

Et même si je suis devenue plutôt calée en terme de « patience », ben, attendre 4h qu’on vienne te chercher pour te descendre en salle d’op… ça fait long !

Me voilà donc à 12h15, couchée dans mon lit, au milieu de la salle de réveil… Je me dis « bon, j’y suis là, ça va plus traîner… »… Grande naïve que je suis ! Il est 12h15 ! Et que font la majorité des gens à 12h15 ? Ils vont manger bien sûr !!!

C’est donc à 13h15 que l’infi du bloc et sa collègue viennent me chercher et m’installent dans la salle d’op.

Ok, j’ai la perf, l’anesthésiste va m’injecter son « lait de marmotte » (référence au nom donné à l’anesthésiant par un petit garçon devenu grand qui a subi plusieurs ponctions lombaires…), je vais faire un dodo et, au réveil, tout sera en place !

Ouais, ça c’est quand ça se passe normalement…

Pour moi ça a plutôt été « bon, on va plutôt te faire une rachi hein, c’est mieux la rachi, parce que tu es un peu difficile à ventiler au masque ».

Et là : Grosse panique ! Larmes aux yeux « non, mais non, j’ai demandé une AG, on m’a dit oui, je ne veux pas de rachi ! ».

Il est plutôt sympa l’anesthésiste et il essaie de me rassurer : « je te promets que tu n’auras pas mal, après tu vas me kiffer ! » (siiiiii, je vous jure que c’est ce qu’il a dit !).

Je me suis contentée d’un « je vais vous détester pour ça, j’espère que vous le savez… », j’ai baissé les épaules, fait le dos rond, il a piqué et… J’ai pas eu maaaaaaaaaal !! (oui, j’en suis fière, et alors ? ^^).

L’intervention en elle-même s’est plutôt bien passée, même si les 30 minutes initialement prévues se sont transformées en 1h30 de farfouillage dans mon moi intérieur…

Mais bon, à 16h45 j’étais de retour dans ma petite chambre, avec mon pauvre amoureux qui m’attendait depuis 14h (lui aussi, il apprend à bosser sa patience, mais il n’est pas très bon élève…).

Ma sortie était prévue le soir même mais, évidemment, il a fallu que je déroge à la règle en découvrant ce qu’était un malaise vagal et en m’explosant (par la même occasion), 2 ou 3 côtés au passage… (quand je vous dis que ma vie est un sketch…).

 

BREF !!!

Après une nuit d’hôpital, je suis rentrée à la maison et me prépare à replonger dans le grand bain de la PMA !

 

La suite au prochain épisode !

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05 mars 2017

La PMA c'est quoi?

J’ai souvent entendu que :

« Ah ! T’es en PMA ! C’est une bonne chose, tu vas être bien suivie au moins ! »

« Ah ça y est, vous allez pouvoir faire un bébé ! »

« C’est cool, au moins ils (les gynécos) connaissent les difficultés que les couples traversent et font le nécessaire ! »

« Allez ! ça va pas être facile hein, mais faut ce qu’il faut ! »

 

J’ai remarqué aussi que le parcours PMA est carrément souvent méconnu et donc « idéalisé » (entre guillemets hein…).

Genre t’appelles, t’as un rendez-vous la semaine suivante, on te fait un petit topo de la situation (Bonjour ma ptite dame ! ça sera quoi pour vous ? Plutôt insémination ? Plutôt fécondation in vitro ?) devant un petit café et un gâteau au chocolat (ouais, moi j’aime le gâteau au chocolat, c’est comme ça !).

Puis on te prescrit des examens mais bon, là c’est pareil, les rendez-vous sont HYPER rapides, du coup, tu revois la gynéco 15 jours après, pile poil pour commencer le protocole et là, comme ta stimulation ovarienne s’est passée sans soucis, t’as droit à ta première insémination (je ne connais que le protocole « insémination », je prends donc les délais de celui-ci pour exemple) environ 1 mois 1/2 après le premier rendez-vous !

Et comme vouloir faire un bébé ça suffit (ou « c’est dans la tête » diront certains…), 15 jours après ton insémination tu fais pipi sur un bâton et, ô surprise, ô joie, ô bonheur ! C’est positif !

Alors… Comment dire ?... Je suis consciente que je vais chagriner, étonner, choquer certaines personnes mais : NON, un parcours PMA ce n’est pas cette parfaite petite histoire…

Ça ressemblerait plutôt à ça (je précise toujours que je parle de notre expérience)

  • Ça fait plusieurs années que tu es en couple et que vous essayez de vous reproduire mais, vous ne savez pas pourquoi, ce petit être ne semble pas avoir envie de pointer le bout de son nez. J’entends des petites voix murmurer « plusieurs années ? » dans l’assemblée… Oui, oui… Y a des justificatifs de domicile à fournir et une copie du pacs, histoire que tu te pointes pas avec le premier gars plutôt mignon (tant qu’à faire hein…) que t’as trouvé au coin de la rue, normal quoi...
  • Tu vois ton gynéco habituel qui, au choix, te fait faire des courbes de température pendant 3 mois ou t’envoie directement en PMA (le mien m’a fait faire les courbes ET a tenté 10 mois de stimulation simple avant de me dire qu’il ne pouvait rien pour moi et de me filer un courrier pour un centre PMA)
  • Tu te renseignes sur le centre le plus proche de chez toi et tu appelles pour prendre un rendez-vous : « Bien sûr madame, le premier rendez-vous disponible est dans 8 semaines, vous le prenez ? » « Allez, on prend ! ». En raccrochant tu te rends compte que 8 semaines… c’est long ! Et là, grande naïve, tu te dis que c’est pas grave, dans 8 semaines on saura où on en est vraiment et ce que le médecin va faire pour que notre vœu le plus cher se réalise au plus vite.
  • Jour J, tu es dans la salle d’attente d’un cabinet privé (j’ai oublié de préciser que les hôpitaux publics ne sont pas équipés pour tout ce qui est PMA « pure et dure »), c’est joli mais impersonnel. Après avoir vu la secrétaire, le médecin vient te chercher, t’emmène dans son bureau et « Bonjour madame, alors on va commencer par une prise de sang pour tous les deux, un spermogramme pour monsieur, des prélèvements et une hystérosalpingographie pour madame (vous ne vous inquiétez pas, certains examens ne sont pas remboursés) et on se revoit avec tous les résultats. Voilà, voilà, je vous laisse voir avec la secrétaire pour le règlement de la consultation, à bientôt ! ».Temps passé au centre (en incluant le temps passé avec le secrétaire et un portefeuille plus léger de 80€) : 15 minutes. Oui, je sais… Là vous vous dites « Mais comment ?! Où sont le café et les petits gâteaux ?! Où est le médecin attentionné qui accompagne sa patiente découvrant des termes qui, jusqu’à aujourd’hui, lui étaient parfaitement inconnus ? ». Réponse ? On le cherche toujours…                                                                                                                                                        Il faut dire que ça marche fort la PMA ces temps-ci… Les carnets de rendez-vous sont remplis, les patientes se succèdent… Il faut croire que ça ne laisse plus de place à l’empathie (ou en tout cas, vachement moins…).
  • Rentrée chez toi, tu décroches ton petit téléphone et essaie de prendre tes rendez-vous. Surprise, là encore… Les prises de sang, le spermogramme et les prélèvements ça va, c’est rapide… Mais l’hystéro… Comment dire ?... Ben c’est que ton souci d’infertilité, la p’tite dame qui donne les rendez-vous elle s’en soucie à peu près autant que de sa première petite culotte… Autant dire que tu peux faire ta malheureuse autant que tu veux « Mais, vous comprenez madame, ça fait 2 ans qu’on essaie d’avoir un bébé et on y arrive pas… *snif snif, entendez mon malheur…* », la réponse sera la même : « le premier rendez-vous dispo est dans un mois et demi madame ». Allez ! Prends donc 2 mois de plus dans les dents !
  • Vient donc le moment de la tant redoutée hystérosalpingographie (rien que le nom ressemble à une insulte…) et des autres examens… Oui, ça fait putain de mal cet examen mais, étrangement, ce n’est pas le souvenir le plus marquant que j’en garde… Ce que je me rappelle c’est que, ce jour-là, je me retrouvais encore avec un médecin que je ne connaissais pas entre les cuisses et j’ai vraiment pris conscience que mon corps n’était plus vraiment « mon » corps… Parce que, oui, entrer en PMA c’est ça aussi… C’est laisser entrer dans ta vie intime un tas de personnes (appartenant toutes au corps médical évidemment ^^)
  • Dès que tu as tes résultats, l’avantage c’est qu’on te file un rendez-vous assez rapide au centre PMA, donc tu revois la gynéco qui t’explique le protocole (insémination pour nous donc…). Avec beaucoup un peu de chance, tu connaîtras ta première insémination pour ce cycle et, peut-être même (soyons fous !) que ton pipi-sur-le-bâton te fera pleurer de joie cette fois… Mais sûrement peut-être qu’il en faudra une, deux, trois, quatre de plus pour que ça fonctionne… Peut-être aussi que ça ne fonctionnera pas… Tu vivras donc chaque  nouveau cycle comme une injustice, comme une gifle que cette chère Dame Nature t’envoie en plein visage tout en gardant le sourire parce que « quand même, y a plus grave que ça hein ! » (si, si, promis je l’ai entendu et je n’ai pas cédé à la pulsion meurtrière passagère…)

 

Un parcours PMA c’est un nombre élevé d’échos de contrôle, c’est des injections d’hormones tous les mois dans le ventre et leurs effets désastreux sur l’humeur et le poids.

Un parcours PMA c’est faire face, d’un côté, au manque d’empathie des médecins et, de l’autre, aux phrases toutes faites des personnes pas/peu informées sur ce qu’est la réalité de ce parcours.

Un parcours PMA c’est apprendre à se détacher de son corps, à oublier ce que signifie le mot « pudeur » tellement tu t’habitues à enlever ta culotte dès que tu passes la porte d’un cabinet médical.

 

Alors… NON, un parcours PMA ce n’est pas « cool », ce n’est pas « facile »…

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18 février 2017

On avance... Un peu...

Allez, on ne s’emballe pas mais il semblerait que les choses avancent un chouilla…

 

J’ai vu Madame la gentille gynéco mardi passé et elle a pu faire les derniers prélèvements-biopsies nécessaires.

D’ailleurs, si vous êtes avides de sensations fortes, je vous recommande vivement la biopsie de l’endomètre ! Je pense même que couplée à une bonne petite hystérosalpingographie des familles, on est au top du top de LA sensation forte ! (Testez, vous me direz… Ou pas…).

Après ce bon moment entre copines, nous en sommes à l’étape « 15 jours d’attente pour les résultats complets » : normal.

 

Nous avons eu une conversation assez sympa sur le fait que tous les autres résultats revenus pour l’instant (à savoir : cardio, endocrino et caryotype) sont on ne peut plus normaux.

Le médecin me disant que « c’est quand même une bonne chose, au moins au sait que ça ne coince pas à ce niveau-là » et moi, renchérissant sur un « effectivement, mais d’un autre côté on ne sait toujours pas d’où ça vient, donc toujours pas de réponse sur le pourquoi du comment ».

Le bilan est donc le suivant : Attente des derniers résultats et prise de décision.

Tout en sachant que notre seule option sera le cerclage isthmique (mais si vous savez… Faites un effort ^^), un repos obligatoire dès le début de la grossesse (hypothétique pour l’instant hein…) et un suivi de dingue.

Si vous avez des avis, je suis preneuse… Parce que là, j’avoue que je suis plus qu’indécise sur le fait de retenter notre chance…

 

Sinon, et ça c’est le côté plutôt « cool », j’ai vu la gentille psy (ouais, elle aussi elle est top, mais genre vraiment !) il y a 2 jours et… Un groupe de parole pour parents endeuillés est en train d’être mis sur pied à l’hôpital !

Pourquoi ça me fait « plaisir » ?

Simplement parce qu’on en avait parlé ensemble il y a 15 jours (oui… j’ai besoin de voir la psychologue tous les 15 jours messieurs, dames…) et que je lui avais expliqué que mettre ce genre de groupe sur pied et m’y impliquer me tenait à cœur, que ça n’existait pas sur notre commune et que si je ressentais le besoin de partager mon ressenti avec des personnes dans la même situation, je n’étais peut-être pas la seule.

Ben voilà ! C’est chose faite ! Un premier rendez-vous devrait avoir lieu début avril et, franchement, j’ai hâte… Même si je sais que ça ne sera certainement pas « facile ».

 

Si vous êtes attentifs, vous remarquerez que j’ai ajouté le lien d’un collectif (BAMP) qui se bat depuis plusieurs années maintenant pour que les choses s’améliorent, avancent, dans le domaine de la PMA mais aussi pour tout ce qui concerne l’information sur les perturbateurs endocriniens par exemple… Je ne vous explique pas en détails, le site le fera bien mieux que moi !
Allez y jeter un œil, que vous soyez ou pas à bord du merveilleux paquebot « PMA », les sujets abordés nous concernent tous.

 

Bonne lecture!

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03 février 2017

L'insupportable nana assise au fond...

On a tous, dans notre cercle familial ou amical, LE mec ou LA nana chiant(e) au possible…

Allez, vous pouvez avouer, ça fait 3 ans qu’on se croise par ici, je ne vous en tiendrai pas rigueur !

Vous savez… Ces gens qu’on salue mais avec qui on ne veut pas se lancer dans une discussion trop profonde parce qu’à un moment, c’est sûr, on va avoir une furieuse envie de leur faire avaler leurs dents dire qu’on n’est pas d’accord et que ça va être mal pris…

Exemple ?

La vieille tata Gertrude, vieille célibataire aigrie qui sait mieux que tout le monde (et surtout que vous hein…) comment élever et faire des enfants : « Arrête d’y penser, ça viendra tout seul » (genre j’vais croiser un de mes ovules fécondé en allant récupérer mon courrier le matin…),

Le bon tonton Robert qui ronchonne parce que, de son temps, « ça se passait pas comme ça » et que de nos jours tout va à vau-l’eau (l’économie, les migrants, le boulot,… C’est un mec vachement ouvert d’esprit tonton…),

La copine qui a tout vécu, tout vu,

Et puis y a aussi la cousine, assise, là, au fond, celle à qui plus personne n’ose aller causer parce que, depuis un moment, elle a changé, elle est devenue « bizarre », blasée, elle est carrément moins avenante,…

 

Je me suis toujours promise de ne jamais devenir une de ces personnes… Ou en tout cas, de ne pas atteindre ce niveau là… Et jusque-là, je pense que je m’en tirais pas trop mal (des fleurs, plus de fleurs, hum…)…

Sauf que depuis quelque temps, j’ai de plus en plus l’impression que je deviens la « cousine du fond » et ça ne me plaît pas.

Je n’arrive plus à me réjouir du bonheur des autres (ah, tiens, c’est aussi moche à penser qu’à écrire…), toute embourbée que je suis dans ma mélasse personnelle.

Et en écrivant ces mots, je me rends compte qu’en fait c’est faux, j’arrive à sincèrement me réjouir du bonheur des autres… Tant qu’il ne s’agit pas de grossesse…

Des amis nous ont annoncé leur mariage en 2018 et je suis sincèrement heureuse pour eux !

Un ami a dégoté un cdi en ce début d’année et ça me fait sincèrement plaisir pour lui !

Par contre une annonce de grossesse sur un réseau social et là, c’est le blocage… J’y arrive plus… Pourtant, bien évidemment que je suis heureuse pour eux… C’est juste que… Je ne sais pas… Je n’arrive plus à l’exprimer… Et ça ne me plaît pas.

 

D’un autre côté (ambivalence quand tu nous tiens…), ma Mme Hyde se débat régulièrement dans mon moi intérieur en criant « Mais OH ! Depuis deux ans t’entends que les gens sont pas venus te parler parce qu’ils ne savent pas quoi dire, parce qu’ils ne sont pas à l’aise, alors pourquoi TOI tu n’aurais pas le droit de faire pareil ? ».

Alors, je me dis qu’elle ne raconte pas que des bêtises et que de temps en temps je devrais l’écouter un peu…

 

C’est vrai… Je suis mal à l’aise avec tout ce qui se rapporte de près (et d’un peu moins près d’ailleurs…) à la grossesse et je pense que j’en ai le droit…

Je n’ai plus envie de m’exprimer, ni de m’extasier sur les statuts annonçant ces bonnes nouvelles et je ne m’en excuserai pas, même si c’est mon premier réflexe.

Cependant, le malaise que je ressens ne m’empêche pas d’être vraiment contente pour toutes ces personnes qui connaissent la joie d’une (nouvelle) grossesse…

 

J’espère juste ne pas devenir la « vieille tata Gertrude »…

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30 janvier 2017

Une nouvelle année...

Plus d’un mois et demi sans écrire par ici… La faute aux « fêtes » (et aussi un peu aux microbes, j’avoue).

Alors, plein de jolies choses pour 2017 à vous, qui prenez un peu de votre temps pour venir me lire !

Je vous aurais bien souhaité uniquement des trucs sympas : moins de cons, un peu plus d’écoute et de tolérance mais bon… Vu qu’un Monsieur qui a trop forcé sur les UV a convaincu une pléiade d’américains de lui filer la fonction de Président et qu’un autre Monsieur qui veut revenir sur le droit au mariage pour tous (entre autres…) se présente à la présidence française… On est plutôt mal embarqués…

Bientôt un mois que cette nouvelle année a commencé donc et, pour le moment, elle semble suivre la lignée des deux précédentes, à savoir, pour celles (et ceux) qui auraient un doute : Pourrave.

Aux rendez-vous reportés, aux médecins que tu déranges quand tu te pointes à ton rendez-vous et ceux qui « oublient » de te faire parvenir les résultats d’examens viennent s’ajouter les pneus crevés, les plaquettes et les disques de freins à changer ou, encore, le robinet extérieur qui se met à fuir, on sait pas pourquoi…

Non, vraiment, j’en ai pas l’air mais je suis enchantée de cette année qui commence sous de si bons auspices…

 

Bon, je n’ai pas revu ma gynéco depuis début décembre mais, à force d’insister (veuillez comprendre par-là : « une volée d’appels téléphoniques et un paquet de visites au secrétariat plus tard »), j’ai quand même réussi à apprendre que les résultats des caryotypes sont revenus on ne peut plus normaux.

On va dire que c’est une bonne nouvelle vu que rien ne cloche dans nos braves petites chaînes d’ADN et ne nous empêche donc de nous reproduire joyeusement.

Ouais… Alors… Oui, oui, oui… Sauf que, comment dire ?

  1. J’ovule quand même pas (et mine de rien… ça aide vachement un petit ovule par ci, par là !)  
  2. Quand la science parvient à faire pousser une petite graine dans mon moi intérieur (merci les cathéters, les microscopes et le canapé du centre PMA) c’est le même moi intérieur qui déconne et fait naître mes petits bébés beaucoup trop tôt.

 

Du coup, vu qu’apparemment « tout » va bien et que les médecins ne trouvent pas de causes particulières à ces « soucis » (le cardiologue dirait « histoires » lui, il est pas vachement psychologue comme mec mais bon, c’est pas son boulot après tout hein…), ben on sent bien bien arriver le « Madame, Monsieur, c’est la faute à pas de chance, la seule solution c’est le cerclage isthmique ».

Et comme j’suis sympa comme fille, je vous file même l’explication dudit « Cerclage isthmique » :

 

« Le cerclage isthmique (ou cervico-isthmique)

Cette intervention consiste à effectuer un cerclage par faufilage en utilisant :

            - soit un fil non résorbable épais (n°5) ;

            - soit une bandelette de matériel non résorbable (de polypropylène)

Le faufilage se fait au niveau de l'isthme utérin (en passant le fil ou la bandelette latéralement dans l'espace qui sépare l'isthme utérin de la boucle de l'artère utérine) ; donc le fil ou la bandelette de cerclage restent enfuit dans l'espace supravaginale ; la patiente garde ces prothèses à vie, mais certains auteurs proposent de les enlever après la fin de la dernière grossesse souhaitée pour éviter les problèmes de la réaction physiologique de l'organisme à un corps étranger.

L'intervention est réalisée avant la grossesse, par voie vaginale (transvaginale) ou par voie abdominale (transabdominale par laparotomie ou par cœlioscopie).

L'accouchement se fait par césarienne car l'accouchement par voie naturelle est impossible sauf pour certains auteurs qui préconisent de retirer le matériel utilisé pour réaliser le cerclage dès la fin de 8e mois de chaque grossesse pour permettre cet accouchement par voie naturelle.

 Le cerclage isthmique est indiqué dans :

les béances cervico-isthmiques sévères avec l'échec du cerclage classique du col utérin ;

il est aussi pratiqué chez les femmes jeunes désirant des grossesses et ayant subi :

                - une large conisation du col utérin ;

                - une amputation du col utérin ;

                - une trachélectomie élargie (ablation élargie du col utérin dans sa portion intra-vaginale et supra-vaginale) dans le cadre du traitement de certaines formes précoces du cancer du col utérin.

Dans ces cas, certains auteurs préconisent de réaliser le cerclage isthmique au cours de ces interventions, ce qui permet d'économiser une nouvelle intervention chirurgicale pour réaliser le cerclage isthmique proprement dit. »

 

J’attends l’appel de la gynéco pour tirer tout ça au clair… Mais quoi qu’il en soit, on aura une décision à prendre…

Posté par ArkaKiJardine à 16:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
13 décembre 2016

Point du jour...

Pour ce billet, faisons un tour rapide de ma situation à ce jour (qui, avouons-le, n’est pas folichonne hein…) :

-          38 ans

-          Plus de boulot

-          2 bébés mort-nés

-          Des examens et bilans en tout genre en cours

-          Aucune piste sur le « Pourquoi ? » du « Comment ? »

-          Aucune certitude quant à nos chances de pouvoir tenir un(e) mini-nous en vie dans nos bras un jour

Notez que, quand j’écris « aucune piste sur le pourquoi du comment », ce n’est pas tout à fait vrai…

L’analyse du placenta a montré une chorioamniotite (en gros : une foutue infection) qui a plus que probablement précipité la détérioration de la situation MAIS qui reste une « cause secondaire ».

Apparemment, la majorité des femmes vivent des grossesses tout à fait normales malgré le nombre incroyable de germes et de bactéries qui prolifèrent et barbotent tranquillement dans le fin fond de leur vagin (ouais, la majorité…). 

Re-apparemment, je ne fais pas partie de cette majorité.

Non, définitivement pas…

Quand on sait que 15 à 25 % des grossesses « finissent » par une fausse-couche, que moins de 5 % des femmes expérimenteront deux fausses couches consécutives et moins de 1 %, trois ou plus…

Vous le voyez mon taux de chance incroyablement élevé là ? 5% bordel !

 

Nous voilà donc partis, Chéri et moi, pour une série d’examens divers et variés qui permettront, peut-être, de savoir enfin ce qui se passe…

-          Caryotype pour tous les deux (en gros, nos ADN vont être étudiés, testés, disséqués, démembrés, éclatés afin de voir si tout est « normal »)

-          Bilan endocrino (record à battre : une journée d’hospitalisation il y a 3 semaines, 45 minutes d’attente au labo ce matin, 10 minutes de prélèvement pour 19 tubes de sang et 130€ de facture)

-          Bilan cardio

-          Biopsie de l’endomètre

-          Echo 3D et, selon résultat : hystérosalpingographie

Après tout ça, peut-être qu’on aura des infos, peut-être…

 

Sinon, je suis en congé maternité… Oui, oui…

D’un côté ça veut dire que Zoé est reconnue, qu’elle a existé pour eux (la sécurité sociale) et cette reconnaissance, si futile qu’elle puisse sembler, fait du « bien »…

D’un autre, je trouve ça tellement… Tellement quoi ? Nul ? Triste ? D’appeler ça « congé maternité » (dans mon cas de figure bien sûr…) alors que mon bébé n’est pas dans mes bras…

 

Puis j’en profite aussi pour bosser sur mon self control !

Entre :

-          Ma carte vitale qui n’est toujours pas mise à jour (demandée une fois par courrier 10 jours après l’accouchement et effectuée 2x par la pharmacie…) et qui me vaut des « quelle est la date de début de grossesse Madame ? »,

-          La petite dame à la caisse de ce magasin dont le nom commence par « Ki » et se termine par « abi »… (Je ne citerai pas de nom ^^) qui me demande si « bébé a eu 1 an ? » pour pouvoir clôturer la carte « maternité et naissance » et à qui j’explique que « non, malheureusement, bébé n’a pas 1an parce que j’ai accouché trop prématurément et qu’il n’a pas survécu »,

-          Les mails en tout genre qui me félicitent de ma grossesse et m’expliquent comment me préparer à l’arrivée de bébé (si seulement…),

-          Les futures mamans Kinder (à qui je souhaite plein de belles choses hein, ne nous méprenons pas…) avec lesquelles je partage la salle d’attente quand j’ai rendez-vous avec la psy et elles avec la sage-femme,

-          Les sages-femmes qui A CHAQUE FOIS me demandent si je viens les voir (sans déconner ? Je suis si énorme que j’ai encore l’air enceinte ?!)

 

Si à tout ça on ajoute les fêtes de fin d’année qui arrivent et qui n’auront rien de joyeux (même si, promis, je ferai de mon mieux pour passer de bons moments, en bonne compagnie)…

Ben, je dirais qu’on est au top ! (Oh allez… Un chouilla d’ironie ça fait pas de mal de temps en temps…)

Posté par ArkaKiJardine à 14:21 - Commentaires [1] - Permalien [#]