à la recherche du Petit Pois Perdu (entre autres!)

17 novembre 2017

La psy...

Ça faisait 9 mois… 9 mois que je n’avais pas vu la psy… (Non, j’l’ai pas fait exprès, promis !)

Et vu les 2h passées dans son bureau hier, je me dis qu’il était sacrément temps que j’y retourne !

 

Le truc c’est qu’en 9 mois, il s’en est passé des choses !

J’ai donc tenté de lister toutes ces choses qui m’ont chamboulée, un peu, beaucoup, dramatiquement… Oui, c’était long, mais je plaide « non coupable » ! C’est elle qui me l’a demandé !

Les histoires de famille(s), mes déboires « pro », les « chamailleries » dignes de cour de récré, les annonces de grossesses, les accouchements (suite logique me direz-vous…), les anniversaires,…

Tout y est passé et sans une larme (Oui, moi aussi j’ai eu une folle envie de m’applaudir…) et, juste après avoir parlé de tout ça j’ai réalisé que put#@*$ de mer*¤£ ! : Les trucs biens n’arrivent qu’aux autres !

Attention hein ! Ne voyez pas là une envie éperdue de ma part de me faire plaindre ou de susciter chez qui que ce soit un triste élan de pitié envers ma petite personne !

Non.

C’était juste une constatation.

Le meilleur moment étant quand même le regard de la psy (qui, soit dit en passant, est au top, vraiment !) suivi d’un « au vu de ce que vous me dites, je comprends que vous puissiez le penser » aussi neutre que possible.

 

Alors, bien sûr, il ne m’est pas arrivé que des trucs nuls pendant ces 9 mois, j’en suis consciente.

C’est juste que, quand le moral n’est pas au top, je pense qu’il est plus facile de voir les choses qui chagrinent que les autres…

 

Ce rendez-vous s’est terminé sur plusieurs choses.

D’abord un fait : En ce moment, je pourrais être définie par 2 mots… « peine » et « colère ».

Ensuite :

Il paraît que je dois apprendre à penser à moi… Oui, j’ai souri quand elle me l’a dit…

Et aussi que je dois apprendre à m’aimer telle que je suis… Ok, bon, là j’ai failli me rouler par terre tellement je trouve qu’elle a un humour de dingue ma psy (dingue… psy… Vous l’avez ?... Pardon… J’ai honte… ^^).

Nan parce que bon, j’étais déjà pas du genre asperge avant de découvrir la PMA et ses hormones… Mais alors après bientôt 4 ans et 15 kilos dans les dents ben… J’vous laisse imaginer le tableau ! Peut-être qu’un jour je vais me mettre à rouler, qui sait !

 

En fait… Sans rire cette fois… Je me rends compte que le suivi psy est vachement important… Bon, c’est vrai qu’il faut aussi rencontrer la « bonne » personne, celle avec qui le courant passe et à qui on peut parler à cœur ouvert et « vider son sac ».

J’ai eu cette chance (Les choses positives, tout ça…) et, même si elle ne lit pas ce blog, je la remercie Sidonie.

 

Faudra que je vous parle du groupe de parole de la dernière fois aussi… On a accueilli de nouveaux « membres » et ils m’ont touchée…

Mais ça sera pour une autre fois, là, la nana overbookée que je suis va aller faire des courses pour les sushis de ce soir (Ah… Ma vie trépidante ! Soyez pas jaloux(ses) ^^)

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20 octobre 2017

Le temps passe...

… « C’est une évidence » allez-vous me dire…

Nous voici donc fin octobre, après une « 1ere » (qui était en fait la 5e si vous avez suivi ^^) insémination qui n’a rien donné et de nouveaux déboires pro…

La seconde stimulation a été bien plus longue que prévu (12 jours d’injections dans le bidou contre seulement 5 la dernière fois… ça pique…) mais j’ai  eu droit à une nouvelle insémination (et à un compte en banque allégé de quelques malheureux 300€… ça aussi, ça pique !).

Et maintenant ?... L’atteeeeeeeente ! Au vu des douleurs ressenties, le suspense n’est pas vraiment à son comble et les moches sont attendues d’ici peu, mais bon, il paraît qu’il faut rester positif alors… Pourquoi pas hein ?

 

Suite à une de nos nombreuses conversations avec le Mâle hier soir, il apparaît que ce parcours PMA et la perte de Léo & Zoé nous ont un chouilla changés…

Lui a tendance à laisser couler plus de choses (alors qu’avant il serait devenu tout rouge colère ^^) alors que de mon côté… Comment dire ?... Ben je peux m’agacer très vite, très fort (mais jamais bien longtemps quand même…) pour des choses qui ne m’auraient pas fait ciller il y a quelques années.

 

Et c’est super difficile de se rendre compte de ça !

Parce que j’ai été élevée en apprenant qu’il faut toujours essayer de ne pas blesser les gens, ne pas heurter leurs sentiments, être compréhensive,…

Et je pense sincèrement que, la plupart du temps, je suis comme ça, vraiment, parce que ça fait partie de qui je suis, parce que je n’aime pas savoir les « autres » pas bien.

Sauf que, depuis le 6 juin 2015, mon « référentiel douleur » a évolué et que je réagis en fonction de celui-ci, simplement. Ça ne veut pas dire que je considère la douleur d’autrui comme moins importante que la mienne, non, juste que ma réaction s’est adaptée à mon … « échelle » perso.

 

Il y a aussi le fait qu’à bientôt 39 ans, j’ai appris à devenir un peu égoïste (la vilaine !) et à penser un peu à mon ressenti perso aussi.

Alors, certains jours (les moins bons, vous vous en doutez), je me dis :

« Merde ! On ne prend pas de gants avec moi, on me dit les choses sans se soucier du mal que ça fera sous prétexte que c’est « pour mon bien », ben je vais faire pareil ! »

Et je le fais… Sauf qu’après, « on » ne comprend pas pourquoi je suis si directe, si froide et détachée.

Ben, d’abord parce que mes « colères » (peu nombreuses mais existantes) ont toujours été comme ça… Ouaip, c’est plus facile de jouer la meuf froide et détachée que rien n’atteint, ça en jette plus je trouve, c’est vachement plus impressionnant… (Abrutie de moiiiiii ^^).

Et ensuite… Ben ensuite je vous renvoie à l’histoire de mon « référentiel » bobo psycho…

 

Mmmmhhh… Je relis ce que je viens d’écrire et je me dis que ce blog me sert vraiment de journal intime ET de psy !

Allez… ça suffit pour aujourd’hui !

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16 septembre 2017

La reprise

Septembre est bien installé maintenant :

Les écoliers de tout âge ont découvert leur nouvelle classe et sont ravis d’apprendre de nouvelles choses chaque jour (de l’ironie ? où ça ?),

Les travailleurs ont retrouvé leur poste et attendent avec impatience leurs prochaines vacances,

Le calme est revenu dans la maison des grands-parents,…

 

Alors, moi aussi, en septembre, j’ai « repris » ! Reprise de traitement, reprise d’injections, reprise des trajets pour les échos de contrôle ET reprise du lever à 5h du matin pour l’insémination du jour ! (Allez, avouez que vous êtes vert(e)s de jalousie ^^).

Donc, oui, après une stimulation plutôt brève (5 jours d’injections c’est vraiment pas grand-chose quand on sait que j’ai été jusqu’à 12 à certains cycles…) et un petit déjeuner rituel d'après "recueil", notre première insémination pour bébé n°3 a eu lieu ce 13/09!

 

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Le petit déj des champions!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faudra donc patienter jusque fin du mois pour savoir si celle-ci a donné quelque chose ou pas, mais bon, j’ai peu d’espoir pour cette « première » tentative, je ne sais pas pourquoi, mais je la sens pas…

Je me suis rendue compte qu’après plus de 2 ans de PMA, c’est la première fois que Docteur Barbie me faisait mon insémination, d’habitude mes dates collaient avec la présence de sa collègue (avec qui le courant passe moins bien, normal, je ne suis pas sa patiente et elle expédie mon cas…).

Elle nous a dit que c’était un signe que « cette fois c’était la bonne… et jusqu’au bout ! », je trouve l’argument pas super super médical mais bon… Je dois bien avouer que j’ai envie d’y croire… Un peu… Beaucoup… A la folie…

 

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03 août 2017

Les jours avec... Et ceux sans...

Bon, on va pas se mentir, depuis quelques jours, c’est pas la méga extase… Le moral oscille entre doigts de pieds et chevilles…

Pourtant, pas de date(s) anniversaire à l’horizon, quelques jours « chez moi » se profilent, il fait beau…

J’en entends déjà penser « Mais qu’est-ce qu’elle a ENCORE ? »…

Alors, comme d’hab, je réfléchis et j’essaie d’analyser ce qui se passe dans mon « moi intérieur tout déglingué »…

Voilà ce qui ressort de ma réflexion :

-          Le temps passe, vite, trop vite, et je stagne, je m’embourbe, je perds le peu de confiance en moi que j’avais (et croyez-moi, c’était déjà pas folichon…).

-          Je suis fatiguée…  Je fais de mon mieux, chaque jour, pour « donner le change », faire celle qui va bien, qui sourit et positive en toute circonstance. Mais tout ça me coûte de plus en plus d’énergie et j’en viens à me dire qu’un jour, quand le verre va s’ébrécher un peu trop, on ne pourra plus l’arrêter et tout va voler en éclat…

 

La solution ? J’ai réfléchi et je ne l’ai pas encore trouvée.

Bon, ok, en fait si… J’en ai une, qui consiste à rester en pyj’ toute la journée, roulée en boule sous ma couette… Mais elle est pas géniale, géniale, hein ?

Du coup, si quelqu’un dans l’assemblée a LA solution miracle, je suis preneuse…

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24 juillet 2017

Les histoires de vacances...

Plus d’un mois sans écrire par ici déjà… Que ça passe vite…

Pas que je n’ai pas eu l’envie de venir tapoter quelques lignes et vous faire un coucou…

Non, c’est juste que, bon, déjà le « début de l’été » rime avec « vacances » et « passage des copains » (en fait ça ne rime pas du tout, z’avez remarqué aussi hein ?), et du coup, on flemmarde, on profite, on se baigne, on prend l’apéro et on fait des parties de tarot jusque 3h du mat’ (par exemple).

Puis, y a eu des vilains coups de mou aussi… Les choses qui ne se passent jamais pas comme elles le devraient et qui mettent le moral dans les chaussettes.

Donc, le temps de remettre tout ça en ordre (et juste avant d’aller passer quelques jours dans ce pays exotique qu’est ma petite Belzique natale), me revoilà prête à partager avec qui le voudra mes folles aventures (ou pas…).

Pour vous démontrer, une fois de plus, qu’un parcours PMA c’est beaucoup d’attente et de « dépendance », je vous décris vite fait ce qu’il passé dans mon moi-intérieur-qui-fait-n-importe-quoi depuis mi-juin :

 

46e jour de cycle : ce fichu nouveau cycle n’ayant pas envie de se pointer, j’appelle le centre PMA pour demander une prescription de Duphaston (qui déclenchera mes règles et donc, ce nouveau cycle). Réponse ? « Ah mais madame, je ne peux pas vous le prescrire comme ça moi, faut faire une prise de sang pour être sûre que vous n’êtes pas enceinte et ensuite je vous envoie l’ordo »

Je ne vous cache pas qu’à ce moment précis de la discussion, tout se joue sur une chose : le degré de contrôle de soi.

Oui parce que, bon, ta prescription, si tu la veux, vaut mieux te retenir de lui hurler un « Mais bordel, j’ai eu un hématome rétro-cervical avec interdiction formelle d’avoir des rapports sexuels donc j’suis à peu près certaine à 300% que j’suis pas enceinte, CONNASSE ! ».

Bref, je serre les dents, je vais faire la prise de sang (ô surprise, négatif…) et 3 jours plus tard je reçois ma prescription.

49e jour de cycle : C’est parti pour 10 jours de Duphaston.

59e jour de cycle : Arrêt du médoc…

63e jour de cycle : Débarquement des moches et nouveau cycle… 63 jours !!!

21e jour du nouveau cycle : Dernières prises de sang et prélèvement.

24e jour : Retour des moches… Après 24 jours… Après m’avoir fait attendre 63 looooongues journées pour les précédentes ? (Après ça, la personne qui osera me dire que mon corps ne se fout pas de moi…) C’est donc le jour où je peux appeler le centre pour reprendre rendez-vous pour une écho de contrôle…

 

Et 13 jours après le début de ce nouveau cycle, nous avons donc eu à nouveau le droit de nous retrouver assis dans la salle d’attente rose et noire de Madame Docteur Barbie.

Les résultats sont normaux à bons, ma réserve ovarienne est très bonne… On pourrait presque se demander pourquoi on est là au final… Ah oui, mes ovaires sont des gros glandeurs qui ne se mettent à bosser que si on les stimule…

 

A l’écho tout va bien, le cathéter de l’insémination passe sans problème dans le col, j’ai toujours un bel utérus (c’est important d’avoir un bel utérus, non ?...), les mesures sont correctes, et là… Comme ça, alors qu’on ne s’y attend pas, la petite blonde armée de sa sonde annonce « Ah ben dis donc, y a un joli follicule à 16 là ! »

Force est donc de constater que, de temps en temps (et par erreur sûrement), Messieurs les ovaires se mettent au boulot d’eux-mêmes…

Reprise du protocole d’insémination fin août début septembre… Ben oui, le labo est fermé du 4 au 20/08… Faut bien que ces gens-là partent en vacances aussi hein !

 

… Vous reprendrez bien un peu d’attente ? …

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12 juin 2017

Les années se suivent et se ressemblent...

Voilà 2 années maintenant que j’ai fait naître ma première petite étoile…

Deux ans… C’est si loin et si proche à la fois…

Les premiers temps, j’avais peur de l’oublier, la culpabilité m’a empêchée de « vivre » pendant un long moment et j’avais l’impression qu’avancer serait le trahir.

Et puis, petit à petit, presque malgré moi, j’ai relevé la tête, redressé les épaules et… j’ai avancé.

Souvent un pas était suivi de deux en arrière mais la machine était lancée, j’ai avancé.

 

J’ai avancé, j’avance toujours d’ailleurs (enfin j’essaie), et je ne l’oublie pas…

Oh, bien sûr, il y a toujours cette douleur, vive, juste là, à l’endroit où mon cœur a perdu un petit morceau de lui-même.

Une douleur qui se met en veille, parfois, mais qui n’a pas besoin de grand-chose pour repointer le bout de son nez.

Alors, dans ces cas-là, j’essaie de me raccrocher aux belles choses, aux jolies nouvelles que j’apprends et ça aide… Le bonheur, même si c’est celui des autres, ne peut que faire du bien, non ?

J’essaie aussi, d’une manière beaucoup moins rationnelle, de me dire que Léo et Zoé méritent une maman qui déchire et qui ne lâche rien… Donc, pour eux… Je fais de mon mieux.

 

Léo n’est pas le bébé qui m’a appris ce que signifiait « se sentir mère » (la toute petite étoile qui l’a précédé s’en est chargée et, même si je n’en parle pas souvent, je ne l’oublie pas non plus) mais il est celui qui m’a fait découvrir que tenir son enfant dans ses bras est un sentiment magique, le genre de sentiment qui provoque une explosion d’amour dans un corps d’1m67.

Il n’a pas la chance de pouvoir grandir, de découvrir la vie mais il est toujours là, bien au chaud, et n’est pas prêt de s’en aller…

Posté par ArkaKiJardine à 13:01 - Commentaires [9] - Permalien [#]
07 juin 2017

Partager...

Hier j’ai participé à la première session du groupe de parole pour parents endeuillés que la psy a organisé…

J’attendais ce groupe autant que je l’appréhendais : rencontrer des parents qui vivent la même situation douloureuse et échanger avec eux au sujet de nos bébés, partager nos ressentis…

Mais que se passerait-il si aucun de nous n’arrivait à se « lancer » ? Si, par habitude, personne « n’osait » prononcer les mots qui font tellement mal ?

 

Une des mamans qui souhaitait participer n’avait pas de moyen de locomotion et l’hôpital n’étant pas vraiment à côté de la gare, j’ai proposé de l’emmener.

Le train ayant du retard, c’est donc avec 5 minutes de retard que nous sommes arrivées, telles des stars ma passagère et moi, à notre première session de papotage.

 

Pas un mot échangé lors du trajet jusqu’à notre petite salle… Je pense que les mêmes questions tournent dans nos têtes et que nous nous demandons toutes comment ça va se passer.

 

Nous sommes 7 à nous installer autour des tables disposées dans la salle de réunion :

-          La psychologue

-          La cadre sage-femme

-          5 mamans

 

Après nous avoir énoncé les règles de fonctionnement du groupe (respect de l’autre, du temps de parole,…) c’était l’heure du tant redouté tour de table : chacune d’entre nous a donc pu se présenter et brièvement expliquer son « histoire ».

 

Je ne vous expliquerai pas les larmes qui montent aux yeux, les mouchoirs échangés, les regards bienveillants et pourtant ils étaient tous au rendez-vous…

 

C’est fou à quel point ces mamans m’ont touchée…

Les écouter mettre des mots, d’un côté sur :

Leur douleur toujours si présente, le manque de ce(s) enfant(s) qu’elles ne verront pas grandir, entendre à quel point c’est difficile parfois avec les proches ou même les « gens » en général…

Et de l’autre : cette capacité à prendre sur soi, de vouloir avancer malgré la souffrance et d’essayer de toujours croire que les « gens » ne sont pas méchants mais juste maladroits…

 

Mais vous savez ce qui m’a touchée le plus ?

C’est l’amour… L’amour sans faille porté à nos tout petits…

A quel point cet amour nous porte et nous donne la force de continuer à sourire, à espérer ou juste, à essayer d’avancer du mieux qu’on peut.

Alors oui, j’en entends déjà certains dire « Ah la la, mais qu’est-ce qu’elle est cliché quand même ! ».

Mais je vous promets que, vraiment, si je devais ressortir quelque chose de ce premier échange, c’est vraiment ça que je garderais parce que ça fait chaud au cœur…

 

Nous nous sommes quittées une grosse heure et demie plus tard après quelques minutes de papote supplémentaires à la sortie, simplement entre nous.

 

Prochain rendez-vous en juillet normalement…

Posté par ArkaKiJardine à 09:26 - Commentaires [4] - Permalien [#]
31 mai 2017

Des nouvelles? Quelles nouvelles?

Oui, oui, ça fait 15 jours que je n’ai pas écrit… En même, faut quand même avouer que j’ai fait bien pire hein !

Puis bon, là il a fait beau, j’ai fait de la pâtisserie…

Comment ? Pardon ? On me glisse dans l’oreillette que ce n’est pas une excuse valable… Bon… Ok… Tant pis…

 

En même temps, rien de bien neuf ces dernières semaines, jugez-en par vous-même :

-          J’ai fait du pain et de la brioche avec mon nouveau robot (mais non, on s’en fout pas, j’vous jure…)

-          Je suis, après 50 jours de cycle (ouiiiiii, cinquante), toujours en attente des moches qui, évidemment, se font désirer quand on a besoin d’elles…

-          J’ai fait une tarte aux fraises qui était délicieuse mais complètement déstructurée après service… (Non, on s’en fout toujours pas ! ça détend ! Et au goût c’est carrément meilleur qu’un hand spinner, enfin, j’espère !)

-          J’ai été au cabinet PMA pour recevoir une prescription du petit médicament magique (ou pas…) qui déclenche lesdites « moches ».

-          Je suis sortie de là avec une ordo pour un taux Bhcg… Ben oui, on sait jamais hein… Sauf que :

-          Depuis l’opération et l’hématome c’était interdiction de câlins… (rappelez-vous : ma vie, le gag, tout ça…)

-          Etrangement les résultats étaient négatifs (moi pas comprendre pourquoi…)

-          La secrétaire du centre PMA m’a lâché un mignon « Ah, et moi j’suis obligée de vous croire ?! » quand je l’ai appelée pour lui annoncer la super nouvelle.

-          Je ne l’ai pas insultée (je suis patience et zenitude, toujours…)

-          J’ai refait des petits pains, ils étaient super bons !

-          Ce matin, dans la boîte aux lettres, m’attendait la jolie petite prescription gentiment demandée…

 

Voilààààààà…

Sinon vous, ça va ?

 

Des bisous !

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13 mai 2017

Ma vie est un gag!

Ok, je vous le dis depuis longtemps mais là c’est confirmé : ma vie est un gag !

Enfin, un « gag »… Pas toujours super drôle, je vous l’accorde, mais, souvent, je me dis qu’il vaut mieux en sourire sinon c’est pétage de plombs assuré !

 

Alors, je vous entends, là-bas, au loin, vous dire « mais pourquoi sa vie serait-elle un gag ? »

Bougez pas, je m’explique !

Vous suivez nos diverses péripéties PMA depuis un moment maintenant (plus de 3 ans en fait…), je ne vous réexpliquerai donc pas tout le déroulement ni les petits contretemps subis.

Vous connaissez aussi Léo et Zoé, je ne reviendrai pas non plus sur leur arrivée et le chagrin qui fait partie intégrante de ma vie depuis ces jours, même si j’ai encore mille et mille choses à dire…

Dans le dernier billet, je vous racontais la super journée à l’hôpital pour la pose du cerclage de Benson : attente, attente, attente, un peu de bidouillage dans mon moi intérieur, le tout saupoudré d’un petit malaise vagal bien sympa et le retour à la maison, une nuit d’hôpital plus tard.

 

Tout devait rentrer dans l’ordre quelques jours plus tard, gentiment, tranquillement…

Ouaip, ça c’est quand tout se passe « normalement » !

 

Après le week-end, passé dans le canapé en position couchée, la seule que je supportais plus ou moins, je devais reprendre le travail lundi…

Sauf que lundi matin, au réveil, j’étais totalement HS : des nausées, de grosses douleurs dans le ventre, impossible de rester debout ou même assise…

Le médecin m’avait fait un arrêt d’une semaine… Je décide donc de me poser avec mes anti douleurs et dès que ça ira mieux, je reprends…

J’appelle l’hôpital mardi en expliquant mon cas et l’infirmière me répond « c’est normal, si vous avez toujours mal d’ici 48h rappelez »…

Sauf qu’une semaine après l’opération, aucune amélioration n’avait pointé le bout de son nez…

Devant l’insistance et l’inquiétude de Monsieur mon Chéri, je rappelle donc le service gynéco vendredi en matinée et on me dit de passer voir le gynéco de garde en fin de journée.

 

Nous voilà donc, tous les deux, en salle d’attente, à attendre que le médecin arrive…

Vous connaissez, j’imagine, le confort des chaises de salle d’attente… Je vous laisse donc le soin de m’imaginer, à moitié couchée sur une desdites chaises, pendant 25 minutes…

Finalement, Chéri, agacé, a fini par aller demander si on pouvait me mettre dans une salle d’examen en attendant le médecin…

C’est après vingt minutes de plus passées à jouer avec ce que Môssieur a trouvé dans la salle (lampe, paravent, repose-pieds…enfin bref : tout et n’importe quoi) que le médecin est arrivé.

 

Et, attention, c’est là que le gag commence !

Douleur à l’examen et, à l’écho (endo vaginale, sinon ce n’est pas drôle !) : Ô surprise !!

Une espèce de grosse tache noire apparaît…

« Ah ben vous avez bien fait de venir ! Y a un gros hématome qui s’est développé derrière l’utérus »

« Oh ? Mais gros genre… Gros gros ? C’est dû à quoi ? Qu’est-ce que ça implique ? »

« Mmmmhhh… Là il fait 7cm par 6, c’est un peu comme si vous aviez une espèce de gros cookie derrière l’utérus, c’est pour ça que vous avez très mal. Je vais vous donner des anti douleurs plus efficaces et vous redonner un rendez-vous d’ici 15 jours, par contre, s’il ne se résorbe pas de lui-même, il faudra ré intervenir pour l’aspirer »

A ce moment précis j’ai eu envie de hurler très très fort un truc pas très très sympa à Dame Nature mais bon, paraît que ça se fait pas en public alors j’ai souri, remercié le médecin et on est rentré…

Pendant la nuit, un poil shootée grâce au médicament (que je ne nommerai pas mais dont le nom commence par « Tra » et se termine par « madol »…), je me lève pour un habituel pipi nocturne (ça fait 3 ans que je partage avec vous ce qu’il se passe à l’intérieur de mon vagin, z’allez pas faire les chochottes quand je vous parle de pipi hein !) et je m’aperçois que je perds du sang, ce que je mets sur le compte de l’examen…

Sauf que les pertes ont continué tout le week-end et que J19, c’est un peu tôt pour commencer un nouveau cycle… ça ne pouvait donc pas être mes règles…

 

Retour aux urgences lundi, et comme d’habitude, on m’envoie directement en gynéco.

Je ne peux m’empêcher de sourire en me rendant compte que je reconnais la voix de la personne qui répond à l’interphone du service (oui, lundi c’était férié… et quand le service gynéco est fermé, faut passer directement par où ?? Par les salles de naissaaaaaaaaance!!).

Après quelques minutes, une sage-femme vient vers nous et je la reconnais de suite, je l’ai vue plusieurs fois lors de mon hospitalisation, c’est elle qui nous a amené Zoé et qui s’est occupée de moi… Un sourire, une hésitation et puis elle me prend dans ses bras et me fait la bise avec un « Oh, hein, je peux bien ! ».

Petite prise de sang, quelques minutes d’attente et ensuite, on voit la gynéco de garde avec son collègue (nan mais allez-y, invitez le service, plus on est de fous !…) qui m’examine tout pareil que la veille et m’annonce que « bon… je pense qu’on ne va pas avoir vraiment le choix, il est plus sage d’intervenir et de l’enlever ».

Je grimace… Elle comprend que je n’ai pas envie de repasser par la case hospitalisation et me propose d’agir en fonction des résultats de la prise de sang : si c’est bon, pas de soucis, mise sous antibiotiques et rendez-vous 15 jours plus tard. Par contre, si c’est pas bon et qu’il y a des signes d’infection c’est hospitalisation de suite et on m’enlève ce foutu cookie !

Finalement, prise de sang au top, du coup je passe à travers les mailles du filet pour l’intervention, soulagement !

Retour maison avec le traitement antibio et continuation des anti douleurs…

 

Hier on a revu la gynéco (la mienne cette fois) et, bonne nouvelle, l’hématome ne s’est pas totalement résorbé mais il est tout petit (2,5cm) et devrait continuer à se résorber tout seul, comme un grand…

 

On laisse donc les choses se faire… ça nous permettra de faire nos dernières prises de sang pour reprendre le protocole PMA au prochain cycle… 8 mois après la naissance de Zoé…

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25 avril 2017

News du front!!

Bon… Après un mois de mars plus fatiguant que je ne l’aurais cru et un avril plein de rendez-vous à organiser : Il est temps de faire un point !

 

-          Confirmation par ma gentille gynéco de l’hôpital que tous nos résultats sont normaux. Rendez-vous à prévoir pour le cerclage isthmique (ou de « Benson »).

-          Rendez-vous PMA où j’apprends que « ok, vous avez 38 ans mais ce n’est pas une raison suffisante pour faire endurer un protocole FIV à votre corps ». On repartira donc sur le désormais bien connu protocole IA, tout en se disant qu’on se laisse 3 essais et que si aucun petit pois ne s’installe, on passera en FIV.

Sortie du rendez-vous avec les prises de sang habituelles à faire pour tous les deux et protocole qui peut commencer dès le prochain cycle.

-          Rendez-vous gyneco (oui, encore un autre…) qui nous confirme que le cerclage définitif est la seule solution qu’on peut tenter et nous annonce que l’intervention peut avoir lieu le vendredi suivant ! Allez ! On est des fous ! On y va !

-          Rendez-vous anesthésiste qui ne répondra qu’à une seule de mes questions (ouais, le reste « z’aurez qu’à demander à votre chirurgien ») : « Mais oui on fera une anesthésie générale ! »… Ouf ! J’ai un TRES mauvais souvenir de la dernière rachi et pas envie de recommencer.

 

Vendredi 21 avril, je me retrouve donc dans ma chambre dès 8h du mat, en tenue à petits carreaux bleu ultra glam (mais si, vous savez, la jolie blouse d’opéré !) à attendre qu’on vienne me chercher…

Et même si je suis devenue plutôt calée en terme de « patience », ben, attendre 4h qu’on vienne te chercher pour te descendre en salle d’op… ça fait long !

Me voilà donc à 12h15, couchée dans mon lit, au milieu de la salle de réveil… Je me dis « bon, j’y suis là, ça va plus traîner… »… Grande naïve que je suis ! Il est 12h15 ! Et que font la majorité des gens à 12h15 ? Ils vont manger bien sûr !!!

C’est donc à 13h15 que l’infi du bloc et sa collègue viennent me chercher et m’installent dans la salle d’op.

Ok, j’ai la perf, l’anesthésiste va m’injecter son « lait de marmotte » (référence au nom donné à l’anesthésiant par un petit garçon devenu grand qui a subi plusieurs ponctions lombaires…), je vais faire un dodo et, au réveil, tout sera en place !

Ouais, ça c’est quand ça se passe normalement…

Pour moi ça a plutôt été « bon, on va plutôt te faire une rachi hein, c’est mieux la rachi, parce que tu es un peu difficile à ventiler au masque ».

Et là : Grosse panique ! Larmes aux yeux « non, mais non, j’ai demandé une AG, on m’a dit oui, je ne veux pas de rachi ! ».

Il est plutôt sympa l’anesthésiste et il essaie de me rassurer : « je te promets que tu n’auras pas mal, après tu vas me kiffer ! » (siiiiii, je vous jure que c’est ce qu’il a dit !).

Je me suis contentée d’un « je vais vous détester pour ça, j’espère que vous le savez… », j’ai baissé les épaules, fait le dos rond, il a piqué et… J’ai pas eu maaaaaaaaaal !! (oui, j’en suis fière, et alors ? ^^).

L’intervention en elle-même s’est plutôt bien passée, même si les 30 minutes initialement prévues se sont transformées en 1h30 de farfouillage dans mon moi intérieur…

Mais bon, à 16h45 j’étais de retour dans ma petite chambre, avec mon pauvre amoureux qui m’attendait depuis 14h (lui aussi, il apprend à bosser sa patience, mais il n’est pas très bon élève…).

Ma sortie était prévue le soir même mais, évidemment, il a fallu que je déroge à la règle en découvrant ce qu’était un malaise vagal et en m’explosant (par la même occasion), 2 ou 3 côtés au passage… (quand je vous dis que ma vie est un sketch…).

 

BREF !!!

Après une nuit d’hôpital, je suis rentrée à la maison et me prépare à replonger dans le grand bain de la PMA !

 

La suite au prochain épisode !

Posté par ArkaKiJardine à 13:30 - Commentaires [5] - Permalien [#]