Voilà 2 années maintenant que j’ai fait naître ma première petite étoile…

Deux ans… C’est si loin et si proche à la fois…

Les premiers temps, j’avais peur de l’oublier, la culpabilité m’a empêchée de « vivre » pendant un long moment et j’avais l’impression qu’avancer serait le trahir.

Et puis, petit à petit, presque malgré moi, j’ai relevé la tête, redressé les épaules et… j’ai avancé.

Souvent un pas était suivi de deux en arrière mais la machine était lancée, j’ai avancé.

 

J’ai avancé, j’avance toujours d’ailleurs (enfin j’essaie), et je ne l’oublie pas…

Oh, bien sûr, il y a toujours cette douleur, vive, juste là, à l’endroit où mon cœur a perdu un petit morceau de lui-même.

Une douleur qui se met en veille, parfois, mais qui n’a pas besoin de grand-chose pour repointer le bout de son nez.

Alors, dans ces cas-là, j’essaie de me raccrocher aux belles choses, aux jolies nouvelles que j’apprends et ça aide… Le bonheur, même si c’est celui des autres, ne peut que faire du bien, non ?

J’essaie aussi, d’une manière beaucoup moins rationnelle, de me dire que Léo et Zoé méritent une maman qui déchire et qui ne lâche rien… Donc, pour eux… Je fais de mon mieux.

 

Léo n’est pas le bébé qui m’a appris ce que signifiait « se sentir mère » (la toute petite étoile qui l’a précédé s’en est chargée et, même si je n’en parle pas souvent, je ne l’oublie pas non plus) mais il est celui qui m’a fait découvrir que tenir son enfant dans ses bras est un sentiment magique, le genre de sentiment qui provoque une explosion d’amour dans un corps d’1m67.

Il n’a pas la chance de pouvoir grandir, de découvrir la vie mais il est toujours là, bien au chaud, et n’est pas prêt de s’en aller…