Tout d’abord, je vous souhaite de jolies choses pour cette année nouvelle qui a déjà commencé (oui, bon, je suis un peu à la bourre… Un peu…)!

Ensuite, fin janvier et pas encore un seul billet écrit… ça ne va pas, mais alors PAS DU TOUT!
Je vais devoir me discipliner et apprendre à écrire au moins une fois par semaine (i wish…)...
J’avoue que depuis le début de l’année, je suis devenue un peu une pro de la procrastination… ça fait pas de mal… Mais ça n’est pas un mode de vie qui me convient à long terme.

Alors (et vous voyez poindre la transition parfaite!) je me suis remise à écrire, à lire, à m’occuper de mon Bujo (j’ai découvert en décembre et c’est sympa…) et à m’intéresser à ce qui se passe dehors…

Vous avez peut-être entendu parler de la révision des lois de bioéthique?
Bon, je ne vous ferai pas d’exposé sur ce que ces lois englobent et tentent de définir, sachez juste que l’Agence de la biomédecine exerce ses missions dans 4 domaines : le prélèvement d’organe et la greffe, la procréation, l’embryologie et la génétique humaines (pour le reste : Google est votre ami, je vous fais confiance!).
Évidemment, aborder ces différents thèmes et parler de “révision” fait réagir tout un chacun, notamment des collectifs (BAMP pour ne citer qu’eux), des associations et Fondations diverses…
Le soucis est que certains se permettent, sous couvert de “je veux informer”, d’écrire et/ou de dire des choses absolument incroyables et, totalement abjectes.

C’est donc par hasard, en traînant sur le réseau social à l’oiseau bleu, que je suis tombée sur un thread (enflammé d’ailleurs) qui parlait de la PMA… J’ai d’abord lu les commentaires mais, avant de réagir à chaud, j’ai pensé qu’il serait plus sage de m’informer et d’aller voir de quoi “ça” parlait, au fond.
Là, je tombe sur un manuel de 100 pages (téléchargeable gratuitement) intitulé “PMA, Manuel pour les jeunes” d’une fondation dont je tairai le nom.
Je m’arme de courage et commence donc ma lecture sans imaginer un seul instant que ce qui m’attend va me filer la nausée pendant plus d’une heure…

Comment vous expliquer que le festival a commencé dès la première page l’introduction?
Allez, c’est cadeau, un petit tour des choses sympas lues :

- Contrairement à l’avortement qui était « faire l’amour sans faire l’enfant », la PMA c’est « faire l’enfant sans faire l’amour » → Parce que c’est bien connu, entrer en PMA implique carrément qu(on ne fait plus l’amour, non, non, non...

- A « un enfant si je veux » succède « un enfant comme je veux » → Ah oui? Mince je savais pas… Où est le catalogue?

- L’enfant est devenu interchangeable, monnayable et négociable s’il ne correspond pas au projet parental → Han mais attendez alors ça! C’est royal! Donc si le bébé ne “correspond” pas à ce qu’on voulait on peut en avoir un autre? Ou le revendre?

- ...La  procréation  médicalement  assistée  est  une  pratique qui contrevient à la dignité des couples et des enfants en tranchant le  lien  qui  attache  le  don  de  la  vie  à  l’union  charnelle  des  couples.  Elle  transforme  le  sujet  qu’est  le  petit  de  l’homme  par  son  humanité  reçue,  en  objet construit lors d’une fabrication artificielle. → Oui parce que bon, on se rappelle tous de la nuit incroyable au cours de laquelle nos parents nous ont conçus hein? C’est ça qui nous lie, c’est sûr...

- Fruit  de  l'union   charnelle   de   l’homme   et  de  la  femme,  la  procréation  met  en  jeu  leur  liberté  et  leur  responsabilité au service de la transmission de la vie. → Alors d’abord, vous noterez qu’on parle bien ici d’un homme et d’une femme hein! Ensuite… Nan, en fait j’ai pas envie de réagir à celle-là...

- La PMA  n’est pas à  proprement parler un acte médical, car elle n’a pas pour but de  soigner le couple dans son infertilité mais de contourner la difficulté. → Ah ben oui parce qu’avant la PMA on a pas 46 médecins, fait 3 tonnes de tests et tenté de “soigner” hein...

- Selon la définition traditionnelle de Boèce, la personne est « une substance individuelle de nature rationnelle. » → Une de mes préférées… Nous parlons donc de Boèce, philosophe né en… 480 après JC… Oui, oui...

- ...Les techniques de PMA subordonnent la dignité de l’embryon à l’efficacité de l’acte médical et transforment le désir de donner la vie à un enfant en droit d’obtenir un enfant. → Il est bien sûr évident que l’un empêche bien sûr l’autre et que, de toute façon, si t’arrives pas à faire de gamins c’est que t’as pas à en avoir!

...Le don d’ovocyte ou de sperme, nuit au droit des membres du couple de devenir  père et mère uniquement l’un par l’autre. → Mmmmmhhh… Et le “non don”? ça engendre quoi? Ah mais oui! Que ces couples ne seront jamais parents, tout court!

- La paternité est particulièrement mise à mal : le rôle du médecin semble presque plus important que celui du père. Ne parle-t-on pas de René Frydman comme du« père d’Amandine » ? → Celle là est merveilleuse aussi… Comment jouer sur les mots…

Je vous en passe un tas parce que je suis gentille mais ça continue comme ça tout au long des 100 pages…
Entre le bourrage de crâne “un couple c’est un papa et une maman” distillé de manière permanente, les témoignages complètement abusés et les dangers de l’eugénisme qu’implique la PMA… Faites votre choix!