Me revoilà…

Après le transfert d’embryon pour le moins difficile et l’échec de cette première FIV, j’ai eu besoin de réfléchir.

Il a fallu que je me pose, que je rassemble mes pensées et que je décide si je voulais, ou non, continuer à infliger ces traitements, tant à mon corps qu’à mon esprit (parfois un peu tordu déjà, avouons-le hein !).

Parce que, oui, au-delà des bleus au ventre (et aux cuisses), de la fatigue, des douleurs provoquées par la stimulation ou encore des dizaines de kilos pris, il y a aussi tout le côté psychologique : encaisser les échecs à répétition, supporter la bêtise/la méchanceté/l’ignorance des gens, se demander pourquoi ça ne fonctionne pas? Qu’est-ce que je fais de travers? Est-ce qu’on y arrivera un jour?, …

C’est donc “naturellement” que j’en suis arrivée à me dire :

“waow, attends, mais… Et si la fin du parcours était tout doucement en train de s’approcher? Et si tu devais commencer à te dire que la PMA ne vous apportera plus de bébé? Est-ce qu’on entame les démarches d’adoption? Ou est-ce que vous êtes prêts à renoncer à une vie sans enfant (vivant j’entends…des enfants nous en avons deux, que nous ne verrons pas grandir…) à chérir?”

Franchement? Aujourd’hui encore je ne suis pas certaine de tenir la réponse…

Mais j’ai un chéri qui s’efforce toujours de me faire voir le positif (même si lui n’y croit pas forcément) et je ne l’en remercierai jamais assez…

J’ai aussi revu ma petite Docteur Barbie à qui j’ai pu expliquer notre mésaventure avec sa collègue et qui a été rassurante : Ok, ça n’a pas été concluant cette fois mais les résultats n’étaient pas abominables… Alors on va changer de méthode (passage en FIV ICSI) et il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas!

Alors, bon… Nous voilà repartis pour une nouvelle tentative, enfin, dès qu’on aura éliminé ce foutu kyste qui s’est invité sur mon ovaire droit! (pourquoi faire simple?, tout ça, tout ça…).

 

Direction le moi de mai pour la prochaine stimulation...